Nos destins inachevés de Sophie Audouin-Mamikonian

Mon premier livre via une masse critique de Babelio et c’était un Sophie Audouin-Mamikonian, je ne pouvais pas passer à côté ! Et pourtant…je m’en serais bien passé ! Nos destins inachevés a été une grosse déception et je vous explique pourquoi.

Résumé éditeur

Paris. Catherine n’a pas eu le choix. Lorsque son mari a été assassiné sous ses yeux alors qu’ils s’apprêtaient à découvrir ensemble le secret du prolongement de la vie humaine, la jeune chercheuse a pris la fuite.

New York. Maximilien va devenir fou. Lorsqu’il découvre que la femme assignée au nettoyage de son laboratoire est une brillante scientifique, il est sûr d’avoir démasqué une espionne. Mais plus il apprend à connaître Catherine, plus il tombe sous le charme de cette femme brisée.

Jusqu’à ce qu’elle disparaisse.
Maximilien n’a alors qu’une certitude : il est prêt à tout pour la retrouver.
Une histoire d’amour enivrante, électrique, éternelle.

Mon avis

Mon avis sera assez court, je n’aime pas beaucoup m’étendre sur les romans que je n’ai pas aimés et préfère vous parler en large et en travers des romans que j’ai adorés. Pour autant tout n’est pas à jeter dans ce roman et je me dois tout de même de mettre cela en avant.

Nous commençons Nos destins inachevés avec pas moins de quatre points de vue différents celui de Catherine, une biophysicienne de génie profondément meurtrie par les meurtres consécutifs de son mari et de son avocat, Maximilien, multi-millionnaire et scientifique de renom, « numéro 04 » une femme semblant être prisonnière d’un malade mental, et Tom, un entrepreneur millionnaire plutôt étrange. A ceux-ci viendront s’en rajouter un ou deux autres afin de donner plus de profondeur au scénario. Au début je me suis laissée portée par ce que l’autrice voulait nous conter…et au fur et à mesure les incohérences scénaristiques ont commencé à fortement me déranger jusqu’à ce que je grimace sérieusement devant des résultats courus d’avance et beaucoup trop évidents. A commencer par la romance. Comme si quelqu’un au fond du trou allait embrasser fougueusement quelqu’un du jour au lendemain. Mais je crois que le pire fut le revirement de John censé être un mercenaire impitoyable qui craque sur les petits yeux plein de larmes de Catherine.

Pour autant s’il y a bien un chose sur laquelle s’est appliquée Sophie Audouin Mamikonian c’est le scénario et le rebondissement scénaristique des dernières pages qui m’a franchement surprise. De plus, les très nombreux problèmes scientifiques qui se posent au fur et à mesure de la recherche de l’immortalité m’ont tout bonnement fascinée. A l’heure où Mark Zuckerberg investit des milliards de dollars dans ces nouvelles ingénieries le roman ne pouvait être plus actuel. Et terrifiant. Le thriller a donc pris le pas sur la romance pour moi et je pense que c’est vraiment le premier point le plus important. Et j’ai été plus que déçue que le second prenne de plus en plus de place jusqu’au happy end tellement américain qu’il m’a fait lever les yeux au ciel de dépit.

Les personnages, quant à eux, auraient pu être attachants mais les nombreuses facilités qu’a pris l’autrice m’a énormément dérangée. Le seul personnage que j’ai vraiment trouvé fascinant fut celui de « Numéro 04 » puisqu’il apparaissait par vague, de temps en temps, sans prévenir, et que c’est son apparition surprenante bien plus tard dans le roman qui pour moi fut une véritable réussite. Celui de Brian un jeune chercheur obnubilé par les sciences m’a aussi plus bien qu’il soit à l’image des autres, assez caricatural. De toute façon quand vos deux personnages principaux sont beaux, intelligents et riches, il y a globalement de quoi grincer des dents.

En résumé

Nos destins inachevés est un thriller qui aurait gagné en efficacité et en attractivité s’il n’avait pas comporté son lot extraordinaire d’incohérences. La romance, beaucoup trop facile, et les personnages, caricaturaux ne m’auront pas convaincue et c’est finalement le destin d’un des personnages secondaires, numéro 4, qui m’aura poussée à vouloir terminer ce roman. Une déception pour ce roman de Sophie Audouin-Mamikonian qui n’entache en rien les souvenirs hilarants que j’ai de sa série jeunesse, Tara Duncan.

Par ici d’autres chroniques de Nos destins inachevés : par ussy82, elo-dit, ou encore aziquilit.

 

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