Les Mémoires de Vanitas tomes 1 et 2 de Jun Mochizuki

Jun Mochizuki est la mangaka japonaise à l’origine de Pandora Hearts, un mangas comptant pas moins de 24 volumes, 700 000 ventes en France et un anime. Avant de découvrir les mangas papiers, c’est par les animés que j’ai commencé et notamment par… Pandora Hearts. Quand j’ai compris que Les Mémoires de Vanitas était écrit par l’autrice de mon anime préféré, mon sang n’a fait qu’un tour ! Et quand on sait qu’il y a des vampires dans cette histoire, je trouve cette expression fort à propos.

Résumé tome 1

Fin du XIXe siècle. Paris est en plein émoi à la suite d’attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d’or de leur communauté est de ne pas s’en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles…
C’est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Né suceur de sang, il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu’il permet à son détenteur d’interférer avec ce qu’il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir…
À bord de l’énorme vaisseau flottant sur lequel il a embarqué, Noé fait la connaissance d’Amélia. Alors qu’il l’aide à se remettre d’un malaise, tout s’emballe : elle perd la tête et révèle sa nature de vampire devant les passagers ! C’est alors qu’entre en scène un mystérieux assaillant, se présentant comme… Vanitas ! Devant un Noé bouche bée, il dégaine le fameux grimoire et apaise l’accès de folie de la jeune femme. L’artefact ne serait donc pas qu’une arme mortelle ? Vanitas, héritier du nom et du pouvoir du créateur du livre, a une mission : sauver les vampires de la malédiction qui pèse sur eux !

Mon avis

Les Mémoires de Vanitas prennent place en plein Paris du XIXe siècle, après un événement terrible du nom de Babel. Cet événement a permis la création des vampires mais aussi l’apparition d’une pierre conférant toutes sortes de facultés à toutes sortes d’objets. Ainsi se sont développées bon nombre de machines volantes et autres industries. Dans cet univers ressemblant très fortement à un steampunk aristocratisé, petite bourgeoisie et vampires semblent se côtoyer sans pourtant que les uns connaissent les autres. Alors lorsque des cadavres se multiplient un peu partout en ville, vidés de leur sang, c’est la cohue. Les vampires auraient-ils survécus à l’extinction commanditée par les humains ? Se cacheraient-ils encore parmi eux ? Retranchés dans un autre versant de Paris, les vampires tombent comme des mouches, frappés d’une malédiction redoutable que seul le grimoire de Vanitas semble pouvoir guérir.

« Ne laisse personne te voler ton vrai nom car c’est la structure qui donne forme à ton existence. En d’autres termes c’est l’essence même de ta vie ».

Dans cet univers foisonnant et réaliste, vont s’entrecroiser deux personnages aussi charismatiques qu’énigmatiques, l’un est plutôt réservé et taciturne mais s’émerveille d’un rien, l’autre est exubérant et farceur mais cache des ténèbres profondes. Noé est un vampire, accompagné de son chat, Murr, il est à la recherche du grimoire de Vanitas tel que l’a ordonné son « maître ». En route pour Paris il fait la rencontre avec une femme vampire qui semble bien mal en point. C’est à ce moment-là qu’intervient Vanitas, bien décidé à soigner cette femme quoiqu’il en coûte mais avec des méthodes douteuses. Et là c’est le choc, l’objet de sa quête se trouve dans la même pièce que lui. Noé va donc suivre le jeune Vanitas dans ses aventures rocambolesques et parfois très sombres.

On sent un véritable plaisir chez la mangaka à dessiner Paris dans tout son faste. Ville lumière, elle se révèle mystérieuse, vivifiante et surprenante à travers le regard de Noé qui y met les pieds pour la première fois. J’ai adoré retrouvé ce petit quelque chose qui me plaît tant dans ses scénarios et ses dessins. Ses personnages y apparaissent tour à tour heureux, effrayés, en colère, fous, rusés, et tout cela se dessine à merveille sous nos yeux ! Il n’y a pas à dire, Jun Mochizuki arrive parfaitement à transmettre les émotions de ses personnages avec son tracé fin. Foisonnantes, les planches sont de véritables chef d’oeuvre à détailler. J’aime aussi qu’elle aille au delà du manichéisme qui caractérise souvent les mangas que je lis et nous présente des êtres souvent sombres, nostalgiques ou mélancoliques. J’avais un peu peur de retomber dans quelques clichés étranges avec cette histoire de vampires ou de revoir encore les mêmes choses (parce que oui, croyez-moi, j’ai eu ma période vampire et elle a duré un sacré bout de temps !) vues et revues, mais non, pas du tout ! Elle arrive à nous surprendre et c’est génial.

Le tome 2

Le second tome est beaucoup plus sombre que le premier avec beaucoup plus de dominantes de noir dans les dessins. On plonge un peu plus dans la folie de Paris et de ses vampires malades mais aussi dans celle de Vanitas qui semble cacher bien des choses. C’est le tome que j’ai préféré et je me réjouis d’avoir acheté les deux d’un seul coup, celui-ci est plus approfondi, plus fouillé et on en apprend davantage sur Noé et son passé. On y découvre également d’autres personnages inspirés des légendes européennes : Jeanne (tout comme Jeanne d’Arc mais version vampire avec en plus une arme de destruction massive et affiliée à un enfant) que l’on recroise dans ce tome-ci, mais également Dominique de Sade, « Domi » pour les intimes, qui semble avoir un certain penchant pour la domination. Cela reste très soft rassurez-vous, rien de tendancieux ^^

En résumé

Les Mémoires de Vanitas est une chouette lecture, d’autant plus si Pandora Hearts vous a déjà plu. Elle n’a que six tomes et c’est le moment pour se lancer ! Ce Paris du XIXe siècle, couplé de légendes et de monstres se révèle très prometteur, et les personnages, tout en ombre et lumière, me donne envie de continuer et d’en savoir plus sur eux. Une excellente lecture 🙂

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