Seasons after fall : la plus belle des poésie dans un tableau vivant

Seasons after fall est enfin sorti ce 2 septembre 2016 pour enchanter petits et grands. Développé par Swing Swing Submarine, un studio montpelliérain (Block That Matters, Tetrobot and Co), il avait enfin trouvé un éditeur (Focus Home Interactive) en 2015 après de longs moments d’incertitude et de problèmes financiers. Après l’avoir commencé, je vous propose un compte-rendu de mes premières observations.

Un jeu intelligent, innocent, charmant, à la bande sonore sensationnelle, impossible… ? Et pourtant!

Des graphismes qui laissent rêveurs

Ce jeu vidéo était depuis un moment en préparation dans les studios mais a connu, comme je le disais, des moments difficiles. Cependant on peut dire que le résultat est à la hauteur de nos espérances et de leurs efforts. Dans la même veine que Okami, Ori and the blind forest, ou encore Child of Light, il se place dans la catégorie des jeux vidéos contemplatifs, c’est-à-dire un jeu dans lequel l’équipe design/graphisme n’a pas chômé !
En effet on peut remarquer que chaque trait a été fait à la main, ce qui donne un caractère plus poétique et irréaliste au jeu comme vous pouvez le voir sur cette image du renard ci-dessous. Vous pourrez y voir un aspect plus artistique que d’ordinaire puisque les décors n’ont pas cet aspect digital et synthétique que possèdent la plupart des jeux à l’heure actuelle. L’univers est rempli d’une myriade de petits détails, créatures, et autres, qu’il vous faudra apprendre à repérer : des lucioles qui peuvent former des chaînes, des crabes-carapaces qui se métamorphosent en champignons…je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir ces petites particularités.

À la conquête des saisons

Dans cette histoire vous incarnez une graine, esprit vivant de la nature, qui prend elle-même possession d’un renard roux que l’on peut apercevoir sur les images. Guidé par la voix off d’Adeline Chetail, la voix française d’Ellie dans Last of Us, vous partez à la conquête des graines des saisons détenues par les Gardiens. À l’heure actuelle, j’ai réussi à récupérer toutes les graines ce qui me permet l’utilisation du pouvoir des quatre saisons et la possibilité d’en changer en tout instant, d’un seul coup de souris. Sachez aussi qu’il est possible d’y jouer grâce à une manette ce qui permet une meilleure fluidité et une précision accrue, que vous n’avez pas avec la solution clavier+souris.
Vous êtes bien loin des courses poursuites, attaques magiques et autres sanglants combats qui composent la majorité des scénarios de jeux d’aujourd’hui. Il vous faudra faire preuve de ruse, d’intelligence et d’ingéniosité, bref, incarner votre renard jusqu’au bout des pattes.

Rusé comme un renard

Le jeu est conçu en 2D et se rapproche des jeux de plateformes. Afin de passer d’un endroit à un autre, et de maîtriser votre univers, vous apprendrez tout d’abord à utiliser les sauts et jappements du petit renard. Cela vous permettra notamment d’interagir avec différentes créatures de votre environnement. Au fur et à mesure de l’aventure, après l’acquisition des quatre graines de saisons (printemps, été, automne, hiver), votre degré d’ingéniosité sera poussé à son maximum, puisque l’enchaînement de certaines plateformes devra se faire avec de plus en plus de réflexion, demandant parfois d’alterner plusieurs pouvoirs dans un ordre précis. De véritables énigmes !
À chaque saison son ambiance, et son univers, avec en fond sonore les cordes de Yann van der Cuyssen, le musicien des studios. Cette musique particulière vous fera sans doute penser à certains soundtrack des animés japonais tels que Bird’s Poem dans Air, Lilium dans Elfen Lied ou encore quelques morceaux de la talentueuse Lindsey Stirling.
Pour revenir à l’ambiance générale du jeu sans rentrer dans les détails, sachez que l’automne est venteux lui permettant de soulever les branches et d’ouvrir les champignons. L’hiver gèle lac et jets d’eau alors que le printemps leur permet au contraire de reprendre vie et même de faire quelques petites crues nécessaires quand il n’est pas occupé à faire pousser des arbres. La dernière saison, l’été, est davantage propice aux déploiements des branches.

Cours, cours, petit renard, mais ne te perds point !

Si ce jeu est magnifique et qu’on passe à côté de plein de choses bizarres sans s’en rendre compte, comme le fait qu’une plante carnivore mange de l’eau, ou encore que des plumes nous servent de tapis magique, la carte semble être énorme.
Composée pourtant de quatre mondes uniques qui rejoignent tous le sanctuaire (le centre de la carte et le point de départ du jeu), et qu’il s’agisse d’un jeu en 2D, on trouve quand même le moyen de se perdre ! En effet il nous faut dépenser tellement de ruse pour passer d’un passage à un autre, qu’on est capable de repasser devant sans même le voir. De plus, à chaque saison son ambiance, ce qui n’aide pas du tout à reconnaître où l’on est déjà passé puisque chaque lieu se pare des différentes couleurs et effets des saisons. C’est la principale critique faite au jeu vidéo de la part des joueurs.
Bon et il y a également un petit problème graphique -il faut le dire quand même- qui ne m’est arrivé qu’une seule fois en effectuant 20 % de la progression. Lors d’un des nombreux atterrissages du petit renard, il ne s’est pas arrêté à la terre ferme mais à continuer sa course dans le sol ! Et voilà votre petit renard tombe en chute libre dans un monde noir plein d’étoiles, une nuit sans fin quoi. Afin de ne pas vous raconter de bêtises, en fouillant sur la toile, j’ai découvert que ce bug avait été également retenu par un joueur qui ne l’avait également eu qu’une seule fois alors qu’il avait quant à lui fini le jeu (kocobe, sur l’article Test Seasons after fall, Allées et déconvenues). En clair, ayez le bug une fois et oubliez-le.
De plus certaines choses qui doivent être utilisées pour la poursuite de la quête se fondent dans le décor, certains y auront vu un défaut (notamment Kocobe), j’y vois plutôt une qualité. Vous serez encore une fois obligés de faire attention au monde qui vous entoure et à ses petites créatures. Et oui, vous pensiez que ça serez facile ?

Coup de coeur ?

Of course ! Comment ne pas tomber sous le charme de Seasons after fall ? Pour vous donner une idée de ce que j’ai vraiment adoré dans ce jeu je vais noter sur 10 chaque élément le composant :
La maniabilité : n’ayant pas testé avec la manette je me base uniquement sur mes impressions pour la solution clavier+souris, et je donne une note de 5/10 pour le manque de fluidité (qui pourrait être paré par l’utilisation d’une manette).
Les graphismes : 10/10 à 100 000 % sûre !
L’ambiance/la musique : 10/10 aussi, Yann est un artiste que je ne connaissais pas et que je suis heureuse d’avoir pu le découvrir dans ce jeu.
Les effets spéciaux : 9,5/10. Lorsqu’un décor change d’un endroit à un autre ils ont vraiment pensé à tout, rien n’est laissé au hasard. Par contre, (à moins que ça ne soit mon écran) je trouve qu’on ne voit pas assez bien les différents sigles représentant les saisons lorsque le renard entre en phase avec elles et qu’on peut les sélectionner.
La voix off : C’est Ellie dans Last of us, Kiki, Le vent se lève, comment ne pas mettre une note positive ? 8/10 cependant, parce que je n’ai pas toujours compris son utilité et que je ne la trouve pas assez exploitée en terme d’aide ou de guide.
Les énigmes : très bien réalisées, elles demandent beaucoup de réflexions, comme je le disais, ce qui évite de rendre le jeu monotone, pourtant on assiste quelques fois à des redit, sans doute inévitables, 8/10.
Le scénario : 9/10 Les idées sont là, tout y est, l’univers aurait été plus grand, avec une carte, cela aurait donné une plus grande impression de liberté.
Total : ce jeu récolte donc une note de 8,5/10.

Pour conclure

C’est donc un jeu que je recommande avec plaisir à tous les amateurs de graphismes, images animées, jeux de plateforme et de réflexion, à ceux qui aiment les énigmes, la douceur, ceux qui veulent rêver. C’est pour moi un véritable coup de coeur, et j’espère que ça le sera pour vous.

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