Le Clan tome 1 : La Conjuration des Nixes de N.A.Illigan

Vous en voyez rarement par ici mais j’aimerais vous présenter le premier volume d’une saga auto-éditée ! L’auteur m’avait contacté et comme, pour une fois, le roman en question rentrait parfaitement dans ma ligne éditoriale, je n’ai pas hésité longtemps (sans parler de la très jolie couverture) 🙂

Résumé

Le Clan. Ce nom résonna pendant près de deux décennies à travers tout l’Empire de l’Orkolumis. Qu’il ait suscité la terreur, la colère ou l’admiration, il ne laissa personne indifférent. Avant que ce nom ne sombre dans l’abysse de l’oubli, j’ai choisi de retracer son histoire. Cette histoire, c’était aussi la mienne. je ne peux pleinement embrasser mon destin sans la retracer.

Mon avis

Comme c’est un roman auto-édité, je vais tenter de faire une chronique la plus précise et la plus juste possible, afin, d’une part, de vous démontrer que l’auto-édition a de beaux romans dans ses rayons, mais également pour que l’auteur puisse s’améliorer (s’il le veut) par rapport aux remarques que je vais faire.

LA FORME

Commençons par la forme ! Souvent, le premier préjugé de l’auto-édition tient dans la forme : la couverture, rarement professionnelle, les fautes d’orthographe ou encore l’édition même (mise en page, police d’écriture, etc.) qui sont souvent mises en avant. Pourtant, dans ce premier volume on ne peut pas dire que la couverture souffre d’un manque de soin ainsi que l’orthographe, on sent que l’auteur a voulu donner à lire à son lecteur un ouvrage qualitatif aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Certains signes étranges viennent même ponctuer le récit à l’intérieur et nous avons le droit à une carte pleine page.

Pourtant, si vous êtes peu habitués à l’auto-édition, vous serez sans doute étonné.e.s par quelques aspects : la lisibilité difficile du résumé en quatrième de couverture (il aurait sans doute mieux valu des minuscules que des majuscules), les césures très fréquentes (l’édition traditionnelle permettant un maximum de trois par page, celle-ci est bien souvent dépassée), les traits d’union au lieu des tirets cadratins / demi-cadratins habituels (l’auteur en avait d’ailleurs fait un post), ou encore un manque de souplesse dans la couverture qui empêche l’ouverture du roman pour pouvoir le lire confortablement.

Tous ces petits détails ne sont que cela : des détails. Pourquoi ? Parce qu’à aucun moment cela n’a freiné ma lecture. J’ai changé de position pour ne pas abîmer le dos, j’ai fini par oublier les césures et je n’ai lu qu’une fois le résumé.

L’HISTOIRE

Conté par un narrateur ayant pris part à la grande histoire du Clan, le récit de celui-ci est émaillé d’une multiplicité de personnages comme c’est souvent le cas en fantasy. Ainsi nous faisons la connaissance progressivement de chacun de ses membres.

Il y a d’abord Yörel, une olimance toujours sur ses gardes et quelque peu belliqueuse, membre éminente du Clan et envoyée par Danael, son leader, pour retrouver des informations dans un petit village… C’est là bas qu’elle fera la rencontre de Hyana, un Traqueur Impérial en roue libre, surnommé Tonnerre Rouge, dont le flegme et le sourire ironique seront tout pour l’agacer. Un duo tout feu tout flamme qui ne manquera pas de faire des étincelles et de nous agacer parfois. A travers les mémoires de Hyana qui émaillent le récit de sa naissance à son apprentissage, en passant par certaines de ses missions, nous en apprenons plus sur le traqueur mais aussi sur le fonctionnement du monde dépeint par N.A. Illigan. Un monde plein de douleur, de terreur, de magie et de complots.

Plus tard nous rencontrerons la Nixe Netzach aux pouvoirs inégalés, Gisette dont la douceur n’a d’égale que la fermeté à bord de son foyer, son mari rustre mais attachant Regulus spécialisé dans les inventions de génie (les explosifs surtout et les robots violonistes), Misange, le plus jeune de la bande aux ailes d’oiseau et à la langue bien pendue et enfin Ziad, un partenaire de longue date pour Hyana et un Traqueur émérite.

A travers ses 439 pages en format collector, il ne se passe finalement pas grand chose que je puisse vous raconter sans vous spoiler complètement. Sachez seulement que nous sommes en quête de pouvoir, de connaissances et d’une certaine forme de science. Paradoxalement le roman nous plonge au coeur de l’action mais tout de même tout son temps. A cet égard si j’ai souvent apprécié les interventions des mémoires de Hyana, elles m’ont parfois agacée parce que je voulais que le récit avance et que je me retrouvais brusquement stoppée. J’ai plusieurs fois été tentée de les lire en diagonale ^^ J’aurais préféré en apprendre davantage sur le passé de Yörel par exemple et avoir un mélange de ces deux « anciens » points de vue.

D’ailleurs un des points très positifs de ce récit ce sont bien ses personnages, les mystères qui planent autour d’eux mais aussi leur extrême complicité. Les duos masculins m’ont particulièrement plu comme Hyana et Ziad qui se vouent un respect mutuel et une solide fraternité. Ils m’ont touchée à plusieurs reprises. Mais aussi Misange et Regulus qui sous leurs airs revêches et leurs disputes s’aiment de tout leur coeur. J’ai trouvé ça super de retrouver des personnages masculins aussi profonds et attachants. Bon j’ai quand même imaginé un duo yaoi entre Hyana et Ziad mais je crois que Hyana et Yorel en pincent l’un pour l’autre (zut).

En tout cas, la fin de ce premier volume est pleine de tensions, de questions, de mystères, et laisse présager une très belle suite ! Le scénario peut sembler classique de prime abord, mais les nombreux questionnements qu’il engendre permet de le considérer comme original à mon sens 🙂

LA PLUME

Attaquons-nous au coeur de ce qui fait une bonne histoire : sa plume. Parce que oui l’histoire, les personnages, l’émotion, ne suffisent pas toujours à faire d’un livre un bon roman il faut aussi une plume qui nous séduise, nous emporte et nous fasse frissonner ! C’est peut-être le truc qui m’a manqué au début du récit d’ailleurs. La plume n’était pas assez marquée et le ton était un peu lourd, alambiqué. Au fur et à mesure je ne sais pas si elle s’est améliorée ou si, trop prise par le roman, je n’y ai guère fait attention.

En résumé

La Conjuration des Nixes est un premier volume riche en personnages, aventures, et explosions. Un démarrage sur les chapeaux de roue qui installe pourtant à sa façon l’univers de l’auteur avec ses Nixes, ses pouvoirs où j’y ai aperçu des inspirations de Sanderson, et ses relations profondément humaines. Un peu manichéisme parfois, mais pas trop, au point qu’au début les bons des méchants sont difficiles à discerner. D’autant plus que l’on s’y déchire autant au nom du pouvoir que de la science.

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