Deux cierges pour le diable de Laura Gallego

De nouveau un service de presse actusf, et de nouveaux des créatures surnaturels et notre bon vieux Lucifer. Je ne sais pas ce que les éditeurs ont en ce moment mais il y a comme un minuscule retour à la bit-lit tout en conservant un discours assez original. Il s’agit ici d’une réédition puisque ce roman avait déjà été publié en 2009 chez Baam!. Il a bénéficié du talent de Zariel pour les couvertures cela ne fait aucun doute !

Résumé éditeur

“Si tu allumes un cierge pour Dieu, allumes-en deux pour le diable, réplique-t-il. À toi de voir ! »

Si Cat est certaine que les anges existent, c’est parce que son père en était un. Le jour où il est assassiné sans raison apparente en Pologne, Cat se fait une promesse : se venger. Mais comment faire pour remonter jusqu’aux meurtriers, lorsque l’on n’est qu’une humaine ? Et à qui faire confiance : au démon aux yeux d’acier qui lui tend la main ou à l’ange guerrier qui méprise ses projets ?

Mon avis

Dès le départ j’ai été extrêmement déroutée par le style de l’autrice et ça s’est poursuivi tout le long du récit. C’est un point qui a en partie gâché ma lecture et j’en ressors donc mitigée. Pourtant le roman de Laura Gallego a aussi de très nombreux points positifs !

Nous allons donc suivre le point de vue de Caterina, Cat pour…tout le monde, qui vient de perdre son père, assassiné alors qu’elle se rendait gentiment aux toilettes d’une station service. Sauf que son père n’était pas n’importe qui, et qu’il n’a donc pas pu être tué par n’importe qui. Et oui, un ange immortel ne peut être tué que par une seule chose : une épée démoniaque ou angélique. Chose encore plus étrange il semble bien qu’une jeune fille lui ressemblant trait pour trait ait été enlevée sur les lieux du crime. Cat n’a plus qu’une idée en tête : se venger. Sauf que quand on a 16 ans, qu’on a rien d’une immortelle, et qu’on ne sait absolument pas manier l’épée de lumière paternelle que l’on a dans le dos…c’est tout de suite très compliqué d’affronter anges et démons.

« Un démon peut vous donner le meilleur des conseils avec la meilleure des intentions. Un ange peut vous faire du tort, s’il estime que cela lui donnera de plus grandes chances de sauver la Création. Et le plus tordu des psychopathes peut se révéler être un humain. »

Cat se lance donc à corps perdu dans sa quête, tentant dans un premier temps de se tourner vers les anges (ça se saurait depuis longtemps s’ils répondaient aux requêtes des humains) puis vers les démons qu’elle semble incroyablement divertir de leur morne existence. Il faut dire que l’immortalité c’est long…alors quand en plus la communauté angélique semble être impactée par une « Plaie », l’oubli de leur propre existence, même les démons semblent éprouver de la pitié.

Notre jeune héroïne fait alors la rencontre d’Angelo, beau démon ténébreux, curieux de découvrir pourquoi sa propre communauté semble en avoir après une humaine. Les deux enquêteurs remontent des pistes nébuleuses, d’informations payées très cher, en crises d’hystérie, en passant par des rencontres inattendues. Devant eux c’est pourtant toute l’histoire du monde qui se réécrit, depuis la création des premiers hommes à leur dualité quotidienne. Avec une imagination débordante, doublée d’une connaissance particulière de la Bible et du livre d’Henoch, Cat nous entraîne à la poursuite de la Création, l’un des secrets les mieux gardés.

Le roman d’un peu plus de 455 pages est riche en rebondissements, anecdotes évangéliques et humour caustique. Le personnage d’Angelo, à cet égard, rend l’ensemble beaucoup plus léger et peut-être plus profond que le simple point de vue d’une adolescente de 16 ans qui, admettons le, ne réfléchit pas beaucoup et ne pense qu’à la vengeance. J’ai d’ailleurs préféré son personnage dans la seconde moitié qui laisse davantage voir ses failles, ses faiblesses et qui nous la rend plus humaine.

Mais il m’a manqué quelque chose. Une relation plus franche avec Angelo, un verbe plus déterminé, une narration autrement qu’au présent qui, ici, m’a particulièrement dérangée. Le début aussi, assez lent, m’avait un peu découragée et j’avais d’ailleurs hésité à le mettre de côté pour le lire plus tard mais je savais que si je le mettais de côté maintenant, je ne le reprendrai pas.

Une lecture en demie-teinte, rare chez ActuSF, mais il en faut bien une de temps en temps ^^ Au moins cela vous confirme que je garde mon libre arbitre :p

En résumé

Deux cierges pour la diable est un one shot surprenant qui mélange avec brio des considérations écologiques et religieuses. L’héroïne un peu jeune, et la narration au présent, ont quelque peu gâché ma lecture qui autrement aurait été particulièrement addictive tant l’intrigue est riche en rebondissements et en connaissances sans jamais verser dans le cliché. Original, il l’est, et les lecteurices à la recherche d’un bon divertissement en auront sans aucun doute pour leur argent !

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