Les enfants des saules tome 1 : Les Descendants de Charlotte Bousquet

De Charlotte Bousquet je lis quasiment toutes les parutions. Je trouve que c’est une autrice touche à tout qui aborde avec beaucoup de justesse l’adolescence, ses difficultés, ses douleurs mais aussi ses joies. En plus, j’adore aussi le rapport qu’entretiennent ses personnages avec les animaux dont elle parsème chacun de ses romans de leur présence sereine. Une nouvelle série jeunesse ne pouvait manquer de m’interpeler et j’ai reçu avec joie le service de presse des éditions Gulf Stream ❤

Résumé éditeur

Il y a longtemps, les villageois vénéraient les esprits de la nature. Et puis, le monde a changé. Les arbres ont été abattus et les traces d’ancienne magie effacées. Certains, en secret, les ont replantés. Aujourd’hui, l’origine des arbres a été oubliée, ainsi que leur magie. Celle-ci, pourtant, n’a pas disparu.

Melvin, fils d’agriculteurs, vit depuis toujours aux Grands Saules. Il l’aime, son village, avec sa jolie rivière et ses bois comme refuge. Mais depuis quelque temps, cette quiétude laisse place aux difficultés : les récoltes pourrissent et des animaux sont empoisonnés… Comme si cela ne suffisait pas, le garçon est assailli par d’étranges visions dont il ne saisit pas le sens, alors qu’une puissance ancienne gronde en lui. Et il n’est pas le seul. Trois autres adolescents du village, Jade, Théo et Inaya, s’éveillent à la magie. La terre, l’air, l’eau, le feu : leurs pouvoirs sont liés aux éléments. D’où viennent-ils ? L’existence de cette porte ouverte sur le monde des Fées n’est-elle vraiment qu’une légende ? Quoi qu’il en soit, ils vont devoir agir, et vite, car l’ombre d’un ennemi invisible s’étend sur les Grands Saules…

Mon avis

Les Grands Saules c’est là où habite Melvin, le jeune héros de cette histoire. Une terre riche de paysans attentifs, de chasseurs carnassiers, d’animaux sauvages et de magie. Une magie oubliée, ancestrale, que Melvin ne va pourtant pas tarder à réveiller. Pourquoi lui ? Nous ne le savons guère. Cela vient-il de son amour de la terre ? De ses convictions profondes qui finissent par convaincre même ses parents que non, des poulets en nuggets comme dans une machinerie industrielle, ils n’en ont pas besoin. Le jeune homme est prêt à tout, même à abandonner l’école alternative au sein de laquelle il se sent si bien, poussé à persévérer dans les branches qu’il affectionne sans note et sans complexe. Enfin…sans complexe peut être pas tant, parce que les adolescents sont souvent des enfants cruels, habitués à juger par la société et à se montrer inconséquents.

Bientôt Melvin fait la rencontre fracassante, digne d’une tornade, d’Inaya qui réveille chez lui des visions étranges que semblent partager sa camarade qui s’éloigne d’emblée de lui, bien décidée à s’intégrer dans cette nouvelle école, quitte à se faire des mauvais amis. Puis Jade, une jeune fille grosse au débit insatiable dès qu’elle est stressée fan de fantasy et de super pouvoirs. Enfin il fera une approche tout feu tout flamme du jeune Théo, bien incapable de résister face à son frère qui le bat et à son père dépressif qui s’alcoolise. Tous les quatre n’ont pas une vie facile, loin de là, entre les peines adolescentes (de coeur), le harcèlement scolaire, homophobe ou grossophobe, et les coups donnés, mais chacun va puiser dans les autres la force de se battre et de se relever. Et la force il va leur en falloir pour affronter la terrible menace qui pèse sur les Grands Saules.

C’est donc un formidable message sur l’amitié, la solidarité et l’écologie que nous envoie l’autrice à travers un roman court mais efficace. De la protection des hommes à celle des animaux, elle nous montre avec justesse et bienveillance que les deux sont intrinsèquement liés. Pourtant, l’intrigue, elle ne se lance pas dans une grande originalité, les adolescents représentant les quatre éléments (eau, terre, feu, air) si chers aux Winx, Witch et autres romans ou dessins animés de fantastique. Là aussi, sauver le monde d’une menace terrifiante, qu’elle soit extraterrestre ou écologique peut sembler somme toute assez banal. Mais ce qui rend Les enfants des saules si riche, c’est la façon dont Charlotte nous montre que chacun de ses personnages est acteur du changement : les enfants sont dotés de magie, mais aussi de l’insouciance et de la volonté si propres aux jeunes générations, les parents de Melvin sont l’incarnation de fermiers étant passé de l’industriel au bio malgré les difficultés mises en exergue dans le roman, sans parler de l’école et de ses enseignants qui présentent une alternative intelligente à notre école traditionnelle qui peine encore à changer. C’est comme si elle avait pris le meilleur de ce que l’homme est capable de faire et qu’elle l’avait placé là, dans son roman, à l’oeil et l’imagination attentifs des enfants qui la liront.

En résumé

Les Enfants Saules est un roman qui, bien qu’il ne révolutionne en aucun cas le genre du fantastique, lui redonne la volonté de changer le monde en profondeur. J’ai adoré suivre l’évolution des personnages composant ce premier volume et je suis bien curieuse à propos de l’un d’entre eux qui « garde le mystère ». On y parle magie, écologie, relations sociales mais aussi et surtout d’amitiés et d’animaux. Y a des chats. Y a un renard. Que vous faut-il de plus ? Une couverture sublime signée Xavier Collette ? Done !

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