Et Dieu se leva du pied gauche d’Oren Miller

Si vous me suivez depuis un moment vous avez dû noter que je ne lis que très peu de policiers / thrillers, mais quand j’en lis j’en garde toujours un très bon souvenir. C’est exactement le cas pour le duo génialissime d’Oren Miller que j’ai déjà pu voir à l’oeuvre dans ses deux précédents romans : Merci j’agonise fort bien, et Vous pouvez enterrer la mariée. Sans parler des jeux de mots savoureux dans ses titres, Oren Miller a un véritable talent pour mêler sordide et humour.

Résumé éditeur

Après avoir avoué à sa femme qu’il avait toujours détesté le thé, Ambroise Perrin se défenestre sous les yeux médusés des personnes présentes.
Dans un palace vénitien, Louise Duval se réveille d’une soirée de gala et découvre que sept de ses collègues sont morts au même moment dans leur lit de causes inexpliquées. Rien ne lie ces deux affaires. Si ce n’est leur mystère. C’est assez pour intéresser Évariste Fauconnier, enquêteur émérite spécialisé dans les affaires que personne ne peut résoudre.
Entre crimes en série, esprits diaboliques et complots politiques, le fin limier va devoir dénouer les fils d’une gigantesque toile qui risque bien d’avaler son âme autant que sa raison.
Car l’araignée a souvent le dessus sur le papillon.

Mon avis

Le prologue nous met déjà l’eau à la bouche avec un Ambroise Perrin déboussolé qui, au fur et à mesure qu’il monte l’étage de son hôtel particulier, se voit multiplier sa déconfiture quant à la vie qu’il mène et puis… il déteste le thé. Ne l’a t-il jamais dit à sa femme ? Sa défenestration, est aussi surprenante que jubilatoire, avec un certain sens du..non sens. Ensuite nous embarquons sur une autre scène de crime toute aussi absurde que la première : sept cadavres, sans traces de poison dans les veines, et une infirmière portée sur l’alcool accusée de leur meurtre. Appelés sur les lieux contre un tarif exorbitant, Evariste et Isabeau, le duo d’enquêteurs qui mènent la barque dans ses autres romans, ne sont pas au bout de leur surprise.

Je trouve qu’il est toujours compliqué de parler d’un roman et d’une intrigue policière puisque tout repose sur le mystère. Mais encore plus avec les romans d’Oren Miller qui oscillent dangereusement entre Arsène Lupin, Miss Fischer et bien évidemment notre cher Sherlock Holmes. D’ailleurs pour ceux qui ne connaissent pas trop Evariste et Isabeau disons que le premier serait semblable à notre cher Sherlock, analyste hors pair, méticuleux, rangeant toutes les informations dans des petites boîtes… Si ce n’est qu’il converse régulièrement avec sa femme décédée pour l’aider à y voir clair. Isabeau, outre son prénom féminin qui nous vaut des quiproquos savoureux, pourrait être Watson s’il jouait moins bien son rôle. Parce qu’il est l’élève d’Evariste et a un don certain pour se retrouver dans des situations inexplicables mais toujours signifiantes. Les deux s’échangent piques et autres blagues sur le ton de l’humour et de l’ironie et c’est vraiment un duo que j’adore ❤

Mais revenons un peu à l’intrigue, son écriture, et son évolution. Soyons clairs et flous à la fois. Tout ce que je peux vous dire c’est que l’on va parler de tout un tas de choses, du nazisme au camp de concentration, en passant par un centre médicalisé et des cadavres…silencieux. Aucun indice. Tout se passera dans les silences et dans les secrets que l’on dit sans savoir. C’est délicieusement tortueux, et on prend plaisir à assembler les secrets les uns à la suite des autres comme un gigantesque puzzle. Bien entendu tout ne s’éclaire qu’à la fin, des indices nous ont filé sous le nez et d’autres étaient si gros qu’il aurait été difficile de les manquer… Je dois dire que j’ai eu des soupçons… mais Oren Miller a joué son rôle à la perfection, instiguant si bien que je me suis éloignée de ma première idée. Chapeau Miss ! La fin m’a également agréablement surprise, je ne m’attendais pas du tout à cette situation ni à la prise de décision d’Evariste Fauconnier qui change un peu le regard que j’avais sur lui.

Enfin, pas besoin d’avoir lu les autres pour comprendre celui-ci même si vous passerez certainement à côté de certaines références et l’introduction des personnages, vous laissant peut être l’impression d’une mise en place trop rapide.

En résumé

Et Dieu se leva du pied gauche, à l’instar des deux autres livres de cette série, nous présente avec beaucoup d’humour et de cynisme, une histoire pourtant pas si drôle où il est autant question de maltraitance, de nazisme que de camp de concentration. Des sujets pas toujours faciles mais amenés avec une étrange justesse par cette enquête de haute volée. Un roman parfait pour les non amateurs du genre qui prendront grand plaisir à découvrir Evariste et Isabeau, les deux enquêteurs entre dandy et Sherlock avec une pointe de mystique.

Pumpkin Autumn Challenge, Automne Frissonnant, Je suis Médée, vieux crocodile

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