Pile à lire du printemps confiné

Après le bilan de l’hiver où je vous faisais un petit récap de mes lectures hivernales, il est temps de vous présenter ma pile à lire du printemps confiné. Je le dis à chaque fois…mais cette fois-ci j’ai vraiment décidé de me lancer le défi de lire des romans présents dans ma bibliothèque depuis longtemps. Pas que des services de presse. Ceux que j’ai choisis à un moment donné de ma vie, à un salon, en librairie, et que je n’ai pas pris le temps d’ouvrir.

Puisque cet article va être un peu long voici un petit sommaire pour vous permettre de naviguer plus facilement vers ce qui vous intéresse :

  1. Petit billet sur la littérature et le confinement
  2. Les services de presse de printemps
  3. La pile à lire…de la pile à lire

Petit billet sur la littérature et le confinement

Il vous faut également savoir que la plupart des romans parus en mars ou à paraître courant mars / avril, ont vu leur publication être reportée pour une durée indéterminée. Solidaire des librairies, éditeurs et auteurs (éditrices et autrices), je me dois aussi de les soutenir dans cette démarche et pas seulement profiter de services de presse gratuitement. Aussi la plupart de mes chroniques concernant ces romans seront reportées pour la fin du COVID. Ne vous étonnez pas de ne pas en voir beaucoup dans les prochains jours.

Ce n’est pas pour autant que j’abandonne mes maisons d’édition partenaires. Comme vous le savez, la plupart des éditeurs avec qui je collabore sont indépendants : L’Atalante, ActuSF, Rouergue Jeunesse, Lynks, Sarbacane, Gulf Stream… Cela signifie qu’ils n’ont pas les mêmes revenus, ni les mêmes assises que la plupart des gros groupes éditoriaux. Cela signifie que cette crise sanitaire est pour eux une crise sociale, une crise économique, en d’autres termes une crise littéraire. Les auteurs, les autrices, les correcteurs, les correctrices, les illustrateurs, illustratrices, les bédéastes, les scénaristes, les maquettistes, les éditeurs et éditrices, mais aussi les festivals de littérature, etc. TOUS vont être gravement impactés par la fermeture progressive des festivals. Pourquoi ? Ombre Bones l’explique très bien et je vous invite sincèrement à aller jeter un coup d’œil à ce billet dont voici un extrait :

« Vous allez me dire, c’est pas bien grave ! Un livre, ça ne se périme pas, ils vont les vendre plus tard. Oui… Sauf que les finances d’un éditeur indépendant (et d’un AE) sont fragiles. Un salon, passe encore. Mais, deux, trois, quatre et au-delà comme on le vit en ce moment… Ça devient gravissime. Si l’argent ne rentre pas, l’éditeur (et l’AE) ne pourra plus sortir des nouveautés, aura difficile de participer à de nouvelles manifestations, etc. Tu vois le cercle vicieux ? Dans un monde parfait, l’investissement des stands serait totalement remboursé histoire de compenser un peu mais c’est loin d’être le cas (coucou Livre Paris). Du coup, réfléchissons deux secondes : si tout l’argent sort des caisses sans y rentrer, il se passe quoi ? »

BREF. Elle vous invite également à passer des commandes, directement sur les sites marchands des éditeurs. Je ne vous invite pas à le faire. Pas tout de suite. Gardez vos wishlists, marquez précieusement tous les titres qui vous font envie, et commandez à la fin du confinement. Il n’y a aucune raison de faire courir des risques supplémentaires aux postiers et livreurs. Mais une fois toute cette crise passée, foncez. Dépensez comme vous ne l’avez jamais fait. Dépensez tout ce que vous auriez eu envie de dépenser lors d’un salon (et ne nous mentons pas, nos budgets salons sont plutôt conséquents, n’est-ce pas ?). Ou bien lisez en numérique. Commandez en numérique. Je sais, tous les détracteurs de ce format me diront que ce n’est pas pareil. Non c’est vrai. Mais ça ne demande pas à être livré, ça ne demande pas à se déplacer, et c’est une littérature accessible de partout. Où que vous soyez.

Les services de presse de printemps

Bon, certes les services de presse ne vont pas forcément être lus tout de suite, mais j’espère sincèrement que cette histoire de COVID sera terminée avant la fin du printemps… Et puis j’attends toujours la réponse de certains éditeurs pour savoir si oui ou non ils souhaitent que je lise / publie alors que les romans sont reportés… Bref, toute une logistique encore une fois 😉

 

– Rouge de Pascaline Nolot (Gulf Stream Editeur, coll. Electrogène)
– Sueurs froides de Nadia Coste (Gulf Stream Editeur, coll. Echos)
– Le Royaume de Pierre d’Angle tome 3 de Pascale Quiviger (Rouergue Jeunesse, coll. Epik)
– 2105 Mémoire interdite de Anouk Filippini (Auzou Romans)
– Thunder de David S. Khara (ActuSF, coll Naos)
– Cuits à point de Elodie Serrano (ActuSF, coll. Bad Wolf)
– Les Faucons de Raverra tome 3 de Mélissa Caruso (Bragelonne, coll. Big Bang)
– La fille qui pouvait voler de Victoria Forester (Lumen)

La pile à lire de la pile à lire

– Cursed de Thomas Wheeler et Franck Miller (Gallimard Jeunesse)
– Ambition de Yoann Dubos (Snag Fiction)
– Dix battements de coeur de N. M. Zimmerman (L’école des loisirs, coll. Médium)
– Vicious de Victoria E. Schwab (Lumen)
– Underground Railroad de Colson Whitehead (Albin Michel, coll. Terres d’Amérique)
– Eden de Rebecca Lighieri (L’école des loisirs, coll. Médium +)
– La Brigade des chasseurs d’ombres de Chrysotome Gourio (Sarbacane, coll. Exprim’)
– La Maison des oiseaux de Allan Stratton (Milan)
– Souviens toi de la lune de Stéphane Servant (Rouergue Jeunesse, coll. doado noir)
– Alliances de Jean-Marc Ligny (L’Atalante)
– Asynchrone de Fabien Clavel (Lynks)
– Les autodafeurs intégrale de Marine Carteron (Rouergue Jeunesse, coll. Epik)
– Délius, une chanson d’été de Sabrina Calvo (Mnémos)
– Lisière de Kapka Kasabova (Marchially)
– Le sang ne suffit pas de Alex Taylor (Gallmeister)
– Vorrh de B. Catling (Fleuve, coll. outrefleuve)

16 romans, mais pas des moindres ! Bien sûr, en cas de confinement prolongé il me reste encore quelques pépites à dénicher dans ma bibliothèque, ne vous en faites pas… A commencer par pas mal de contemporains et quelques séries jeunesse à refaire comme les Ewilan de Pierre Bottero ou Oksa Pollock. Ou encore mes romans numériques…qui attendent sagement dans ma tablette 😉

Et vous alors ? A quoi ressemble votre pal de confinement ? 🙂

Un commentaire sur “Pile à lire du printemps confiné

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  1. Merci pour le lien et la citation 🙂 Je précise juste qu’au moment où j’ai écrit cet article, il n’y avait pas encore le confinement, d’où mon invitation à commander sur le site des maisons d’édition. Il faut aussi savoir qu’on peut toujours commander pour être livré à la fin du confinement, c’est notamment le cas au chat noir ! Je trouve cet entre-deux bien plus acceptable, ça permet de faire rentrer de l’argent dans la caisse sans enterrer nos PàL tout de suite 😛
    Bref, je te souhaite de belles lectures en confinement et vu ta PàL prévisionnelle, ça va être le cas ^-^

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