Une fille de perdue c’est…une fille de perdue de Claire Renaud

Un nouveau exprim’ aux éditions Sarbacane et donc un nouveau service de presse, le premier de l’année ❤ Claire Renaud a écrit d’autres romans mais que je n’ai pas encore eu la chance de découvrir. Celui-ci conte l’histoire d’une rupture à travers le point de vue d’un jeune adolescent, Marcel.

Résumé éditeur

Un jour tu m’as quitté. Sans préavis. Tu m’as tendu une lettre, toi qui n’en écrivais jamais, pour me dire que nous deux, c’était fini. Toi, la solaire Aurélia, ma belle, mon tout. Je n’ai pas compris. Je cherche des raisons, je réécris l’histoire et je me perds.
S’il n’y avait pas les copains, Blaise, Euclide, Albert et Jen, pour tenter de me sortir des marécages, je me laisserais couler.
Parce qu’une fille de perdue, c’est une fille de perdue.

Mon avis

La rupture amoureuse. La première. La plus inéluctable, la plus dure, la plus douloureuse. C’est ce que va vivre Marcel, après avoir passé les six meilleurs mois de sa vie avec Aurélia, une jeune adolescente solaire, lumineuse, danseuse. Aurélia a le corps leste, les épaules rondes, et elle sait danser comme personne. Danser sur le cœur de Marcel, danser sur ses émotions, ses peurs, ses abandons. Oui Aurélia a ces airs de diva slash princesse slash fille populaire. En clair, un cliché. Et pourtant. Je crois que les premières amours le sont toujours un peu.

Ce qui l’est moins, cliché, ce sont les réactions de Marcel auxquelles on ne s’attend pas, ou on ne s’attend plus. Parce que cette rupture c’est comme un deuil, on commence par le déni, le refus de voir la réalité en face quitte à se détruire, soi et tous ceux qui nous entourent.

« Tant que je n’ai pas ouvert cette enveloppe, tant que je n’ai pas lu ces mots, rien n’existe. Je ne vais pas lire. Et voilà. Un lettre non lue n’existe pas. Elle est morte, et inutile. Comme un gâteau non mangé, une chanson jamais chantée »

Et pourtant. Marcel est un personnage auquel je n’ai pas su m’attacher. Parce qu’il était sans doute trop loin de moi. Ce sont des choses qui arrivent dans les romans. On peut aimer les mots, le langage, les phrases, sentir qu’il y a quelque chose de grand et de beau, mais ne peut pas réussir à se l’approprier, à le transformer en coeur battant, en larme, en quelque chose de touchant et qui te marquera pour longtemps. Mais je pense que ce roman peut faire cela à beaucoup de personnes.

D’ailleurs, même si Marcel, avec sa vie de famille compliquée (oui parce qu’on y parle pas que de rupture amoureuse, mais de toutes sortes de ruptures : l’abandon, la rupture d’un secret, la rupture d’une époque, d’une vie, etc.), sa rupture qui ne fait qu’exacerber sa peine, sa rancoeur, etc. n’est pas un personnage qui a su me toucher. D’autres ont parfaitement réussi à le job, dont Albert. Oui comme Albert Einstein.

« On regarde Albert fixement. Ce type a des sentiments. Un coeur aussi. Il éprouve de la peur. Et tous ces chiffres servent, en fait, à le rassurer. […] Voilà. Albert est incroyablement adroit dans le monde des idées. Dans le monde réel, il se fait des bleus. Comme tout le monde ».

Parce que si Marcel est le héros de cette histoire, il ne serait sans doute pas grand chose s’il n’y avait pas cette joyeuse bande de potes qui l’entoure, le galvanise, le pousse à aller plus loin, plus fort, à se redresser, à sourire, comme seuls les amis savent le faire. On passe de la rupture à la naissance d’une liaison, de la vérité au secret, et de l’entraide bien sûr, jusque sur un toit venteux, en plein hiver, à donner tous les conseils du monde à un gars doué en mathématiques et pas si nul en sentiments.

L’écriture est là aussi. Tantôt douce, tantôt hachée. Tantôt tendre, tantôt dure, brutale, violente. Ne vous y trompez pas, derrière ce roman il y a aussi de l’aventure, des larmes, des voyages intérieurs, et une manière de grandir, toujours, aux côtés de ceux qui nous soutiennent. Sans le vouloir peut-être, Claire Renaud nous invite à nous dépasser, et à laisser derrière nous ce qui nous fait souffrir, ce qui nous retient d’avancer, de vivre, enfin, un peu plus fort.

En résumé

De plans farfelus en vengeances mesquines, de situations rocambolesques en drame, on suit cette joyeuse bande de potes aux noms surannés dans leurs petites aventures, avec beaucoup de sourire et de tendresse. Et ça c’était vachement beau. Et ça avait un petit quelque chose de papillons jaunes et de ciel bleu. Et de sweet.

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