How to save a life de Lauren K.Mckellar

Les éditions du chat noir ne sont pas très présentes dans ma bibliothèque. Pas forcément par désintérêt mais davantage parce qu’elles sont déjà très présentes sur les réseaux et à force d’entendre parler de tel ou tel titre…et bien je m’en éloigne. Ce qui est paradoxal en considérant que j’écris des chroniques et que, moi aussi, je contribue à l’envahissement des réseaux sociaux… Mais chut. Le monde est un paradoxe. Je suis paradoxale 😉 Toujours est-il que celui-ci, j’en ai peu entendu parler, peut-être parce qu’il appartient à leur toute nouvelle collection « Le chat blanc ».

Mon résumé

Lia Stanton a 17 ans. L’âge des beaux jours, de l’amour, la charnière entre deux mondes. Mais pas pour elle. Fille d’un père absent, et d’une mère alcoolique, Lia est depuis longtemps dans ce monde d’adulte où les rêves se font cher payés. Comptant les jours qui la séparent du départ vers une nouvelle vie, elle joue du piano dans un centre pour la jeunesse, attendant patiemment le concours de piano qui l’éloignera d’ici. Mais au coin de l’œil, la culpabilité, la douleur, l’échec. Mais aussi, peut-être, l’amour.

Mon avis

Je ne suis pas sûre d’avoir vraiment aimé ce livre. Mais au moins ne l’ais-je pas détesté. Il y a quelque chose de l’ordre de la fascination morbide à regarder se débattre cette jeune fille avec tous les démons de sa vie : père absent, mère alcoolique, petit copain traître, meilleure amie menteuse… C’est autant un drame familial qu’un drame amical et parfois ce fut un peu trop. Il y en avait trop partout, trop de drames, trop de choses là exprès pour tirer des larmes, trop d’événements prévisibles. Véritable page turner on tourne les pages à vitesse grand V pour connaître la prochaine chose horrible qui arrivera à Lia.

Pourtant, les thématiques de l’alcoolisme et l’inversement enfant-parent, me plaisait beaucoup. Je trouve que ce sont des sujets sensibles, que l’on passe trop souvent à la trappe alors qu’ici ils font quasiment l’objet central du roman. Mais à cela on en rajoute d’autres : la tromperie, le suicide, la traîtrise, le mensonge, la musique, l’adolescence, l’identité, le viol… Cela fait beaucoup. En tout cas c’est mon avis.

Globalement je trouve que tous ces psychodrames ne sont basés que sur une seule chose : le manque de communication, voire son absence. Manque de communication parce qu’elle ne dit à personne que le gars que sa mère voit, la regarde dormir en secret. Manque de communication parce que les parents de son petit ami ne s’interroge jamais sur le fait qu’elle vienne chez eux si souvent tard le soir. Manque de communication aussi avec Ellie, la fille de son passé que je n’ai pas toujours très bien compris pourquoi elle la rejetait d’une si ignoble façon. Bref.

Par contre, on ne peut pas nier que ce roman soit plutôt réussi, même s’il m’a fait grincer des dents, lever les yeux au ciel, me crisper sur les pages, et hurler en silence. Les émotions sont là, quand bien même je trouve que les traits sont forcés, grossis, pour justement nous en faire ressentir. Je crois que celui ou celle qui se montre parfaitement insensible à l’histoire de cette pauvre fille n’a pas beaucoup de coeur. La plume est plutôt fluide, parfois vraiment addictive, et on se surprend à sourire, à espérer de meilleurs jours lorsque le beau Jase lui adresse des messages, post-il accrochés à sa voiture.

Parce que oui, il n’y a pas QUE des drames. Il y a aussi de l’amour et de l’amitié. La passion pour la musique. Les histoires plus communes d’adolescentes sur l’identité, le physique, la beauté, la superficialité. Et donc il y a Jase, qui est un peu trop le stéréotype du prince charmant pour qu’on y croit vraiment mais qui apporte un peu de lumière et de soleil dans ce monde si noir et gris.

En résumé

How to save a life est un roman dramatique où peu de choses ne se passent pas mal. Ce pessimisme ambiant basé sur un trop grand nombre de coïncidences, de stéréotypes et de drames multiples m’ont laissé un goût mitigé de cette lecture. J’ai apprécié toutefois de lire un roman traitant de sujets aussi durs que l’alcoolisme ou la relation parent-enfant qui n’est pas très souvent exploité en YA et qui rend la lecture plus réaliste et touchante.

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