Le faiseur de rêves tomes 1 et 2 de Laini Taylor

Un coup de cœur vraiment énorme pour cette saga, que j’ai un peu regretté de chroniquer pour Bloggers’ tant j’avais de choses à en dire… Elle se place directement dans mon top 5 des meilleurs sagas de fantasy (c’est pour vous dire) et elle a été la lecture la plus marquante éditée chez Lumen. J’ai chroniqué les deux volumes pour le magazine.

Volume 1

Mon résumé

Lazlo Lestrange a toujours été fasciné par les contes et légendes de la Cité Oubliée. Il a su son nom. Il pouvait le dire, en parler tous les jours. Et un jour d’hiver il a disparu. Envolé. Détruit. Plus aucune trace dans plus aucune mémoire dans plus aucun livre. Seul ce nom « Désolation » venu le remplacer. Un nom horrible, amer, qu’il ressent jusqu’au plus profond de son âme.
C’était il y a 15 ans. Aujourd’hui il est travaille dans la Bibliothèque de Zosma, la plus grande du monde. « C’est un rêveur ». Il entend souvent cette réflexion et il ne peut pas la nier. Mais si son rêve de la Cité Oubliée pouvait se réaliser ? Alors que des dizaines de guerriers sont à la conquête des plus grands esprits de ce temps, Lazlo décide de se mêler à l’expédition… et sa vie entière pourrait s’en trouver totalement bouleversée.

Mon avis

Le Faiseur de rêve est un roman absolument sublime. Et j’ai été conquise dès la première page par cette scène d’une fille à la peau bleue descendant des cieux, fracassée sur un portail, des papillons tentant vainement de la relever. Une beauté inouïe, poétique et pourtant froide s’en dégageait. Et si on retombe dans une sorte de torpeur mêlée de mélancolie par la suite, cette scène est restée gravée.

On finit pourtant par l’oublier un peu, happé par le personnage de Lazlo, qui, à 20 ans, me ressemble étrangement plongé dans ses livres, à vivre par procuration, à imaginer une Cité à partir de mots. Même si je suppose que personne ne viendra jamais demander mes œuvres complètes afin de chambouler ma vie une bonne fois pour toute ! Mais il y a vraiment quelque chose de l’ordre de l’intimité qui se dégage de ce personnage, pas très charismatique, qui croit dur comme fer aux contes de fées.

Mais mon personnage préféré reste l’héroïne, Sarai. Laini Taylor l’a dotée d’un caractère bienveillant ce qui rend d’autant plus horrible le don qui lui a été donné et ce qu’il provoque. Membre d’une fratrie aux dons aussi redoutables qu’étranges et aux caractères aussi différents les uns que les autres, Sarai ressent un profond désir de protection envers eux mais ne se laisse pas non plus aveugler par la haine et la douleur. Entre ombre et lumière, Sarai évolue beaucoup en l’espace de 600 pages et c’est ce qui m’a fait l’apprécier d’autant plus !

Mais ce roman n’est pas « juste » un roman avec des créatures bizarres, des cités oubliées dont le nom semble avoir été littéralement avalé, des héros en quête de connaissance, des génies fabricants de machines volantes… c’est aussi un roman sur la tolérance, la quête de sa propre identité, sur l’amour, sur le pardon, sur la guerre et ses exactions, sur l’adolescence, sur la violence, sur la mort, sur la haine et la vengeance. De très nombreux thèmes qui se mélangent au fil des pages en un genre de poésie chatoyante et poignante.

Et cette fin, que je me suis spoilée vingt pages avant en m’étant trompé de marque page, ne faites surtout pas ça) c’est juste une tuerie. Belle, héroïque, épique, et triste et dramatique et ensorcelante et splendide et waouh !

Volume 2

Mon résumé

Nous retrouvons nos héros là où nous les avions laissés à bord du Séraphin, au dessus de Désolation, la cité dont le nom a été effacé. Sarai et Lazlo font face à une nouvelle menace, celle-ci venant de l’intérieur, en la présence de Minya, cette petite fille au don implacable qui compte bien se venger du carnage qui la transformée à l’âge de 6 ans. Entre monstre et enfant, mère et fille, cette « rejeton des dieux » reste bloquée dans un cauchemar sans fin. Un rêve horrible, dont seule Sarai, la Muse des Cauchemars pourrait l’en délivrer. Mais d’autres choses se cachent à l’intérieur des ombres et de ce vaisseau aux ailes d’ange. Une douleur que les années et les massacres n’ont pas atténuée et qui se prépare à l’abordage.

Mon avis

« Elle était un fantôme, et lui un dieu. Ils s’embrassèrent comme s’ils venaient de retrouver leur rêve perdu ».

La Muse des Cauchemars est un second et dernier roman absolument sublime dans la droite ligne du premier tome Le Faiseur de Rêves. Il y a des histoires qui fascinent, d’autres qui ensorcellent, des destins qui nous font battre le cœur, et des drames qui nous tirent des larmes. C’est ce que j’avais ressenti en lisant le premier volume. Le second me laisse davantage un goût d’accomplissement, de justesse et de justice.

Si le premier tome vous avait semblé exceptionnel, attendez d’avoir lu le second. On retrouve nos personnages favoris, Lazlo et Sarai, mais aussi Minya dans toute sa noirceur et son égoïsme, Fauve qui ne comprend pas grand-chose, Ruby notre feu follet sulfureuse, et Mésange, dont le don va se révéler beaucoup plus grand et puissant que ce qu’on aurait pu imaginer. On croise, un peu en retrait, Thyon, Calixte, Ruza et Tzara, le groupe d’explorateurs aux talents hors norme appelé à Désolation dans le premier volume. Eril-Fane fait quelques apparitions, le Tueur de Dieux, l’Assassin des rejetons, le Libérateur, celui sans qui, sans doute, tout cela n’aurait jamais eu lieu.

Mais des nouveaux arrivent dans la balance du destin, nous en apprenant beaucoup plus sur les Mésarthim et leur origine, chaque groupe de personnage découvrant une pièce du puzzle qu’il faudra assembler méticuleusement. Kora et Nova, les sœurs qui auraient pu être jumelles l’une au talent rare et recherché, l’autre au talent craint et rejeté, deux facettes d’une même médaille. Séparées par leur pouvoir elles n’ont eu de cesse de vouloir se retrouver… mais le destin est parfois cruel.

Lorsque Lazlo arrive à bord du Séraphin, le compte à rebours est lancé. Une lente procession qui s’accélère encore. On retient notre souffle, on serre les dents, et on attend, le corps tout entier tendu vers les pages, le temps suspendu. Parce que oui, mes six heures de lecture ne m’ont pas paru autant. L’écriture est addictive, poétique, forte, soutenue, elle nous entraîne avec elle et nous fait chevaucher rêves, dragon et cheval ailé. On retrousse le nez de dégoût en sentant presque les odeurs des uuls en train d’être dépecés par les deux sœurs dans un pays dont on ignorait tout, on frissonne en sentant le regard dur de Minya, implacable et destructeur…

Je n’avais jamais ressenti un roman de fantasy aussi vivant, poignant et n’avais surtout jamais lu une duologie qui se termine si parfaitement bien, exactement comme elle avait commencé.
Alors, vous vous en doutez, mais juste pour le plaisir de le dire : c’est un coup de cœur.

Résumé de la duologie

Le Faiseur de rêve est une duologie coup de coeur. Si le premier volume commence trop lentement pour vous, laissez lui une chance, la seconde moitié accélère sensiblement le rythme. Je le conseille à tous les lecteurs de fantasy, vous n’avez jamais vu un univers comme celui-ci aussi dur, aussi poignant, aussi torturé et aussi beau. Comme si la moindre petite parcelle de lumière, d’amour, de sentiment était éclatante, pulvérisant les ténèbres. Cette histoire me reste encore en mémoire, comme si elle avait laissé une trace de son passage… et je ne dis pas cela de tous les romans.

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