Un jour, une étoile de Jean-Luc Marcastel

Comme vous le savez si vous me suivez depuis un moment je suis en partenariat avec les éditions Gulf Stream pour lesquelles je chronique certains titres de leurs collections électrogène et échos. Je les remercie du fond du cœur pour ce service de presse qui m’a enchantée !

Mon résumé

Le ciel clignote. D’un seul coup, les étoiles, le ciel, la profondeur, tout disparaît dans le noir profond d’une nuit sans fin. Et puis le ciel revient et avec lui un soulagement indescriptible. C’est dans ce monde qu’évoluent Saru et son peuple, sans savoir qu’au dessus de leur tête et peut-être même tout autour d’eux, la réalité est bien différente.

6570 jours. 18 ans. C’est le temps qui leur est donné à M’Martre avant que les maraudeurs ne viennent et les emportent. C’est le temps qui a été donné à son frère avant qu’il ne le voit disparaître sous ses yeux. Avant qu’un objet étrange tombe du ciel. Avant qu’une fée de métal ne l’appelle à l’aide. Avant que tout son univers ne s’effondre.

Mon avis

Un jour, une étoile est le genre de roman que j’aime par dessus tout : le genre qui te fait pleurer, ouvrir la bouche d’étonnement, crier de surprise, bondir de colère… Le genre aussi qui questionne, interroge, secoue, remue. Le genre à points de suspension (et dieu sait qu’il y en a dans ce roman !)

Avec elle c’était toute leur réalité qui basculait

Tout commence toujours par une rencontre. Ici c’est celle de Saru et de Maïa. Celle d’un être de M’Martre et d’une fée de métal, de la brutalité et de la grâce, de la colère et de la douceur, du rustre et de la délicatesse. Deux entités totalement opposées par nature. Essence. Il y a quelque chose, d’emblée, d’immensément charnelle, de sensuelle, dans leur rencontre. Et je crois que les féministes crieront au scandale. Mais je m’en fiche complètement. Oui, il ne voit que son corps. Oui il observe la couleur moirée de l’argent sur sa peau. Oui il éprouve un désir sans borne pour cette femelle venue d’un ailleurs dont il n’ose pas rêver. Oui. Oui. Oui. Mais vous allez comprendre, tout comprendre. Vous allez comprendre la façon dont le peuple de Saru a de se mouvoir. La façon dont ils ont de penser. Celle dont ils ont d’attaquer. Laissez-vous happer. Laissez-vous avoir par cette histoire. Je ne peux rien vous révéler. Sinon vous ne pourrez pas, comme moi, vous arrêter de stupeur chapitre 15 page 129.

Alors, parce que Jean-Luc Marcastel a tout fait pour me brider dans cette chronique où je voudrais tout vous dire, vous expliquer combien j’ai aimé ce roman, pourquoi, à quels moments, pour quels passages précisément, je vais tenter de vous convaincre de le lire…rapidement. Pour qu’on puisse échanger et spoiler tout le monde en commentaire. Please.

Il avait l’impression de ne pas avoir assez d’yeux pour embrasser tout ce qu’il voyait, que son esprit n’était pas assez vaste pour appréhender la vision qui s’offrait à lui. Où était-il ? Qu’étaient ces choses ? Il croyait presque pouvoir les toucher en tendant le bras, mais une part de lui, tout au fond, lui soufflait qu’elles se trouvaient extraordinairement loin, que c’était seulement leur masse colossale qui les faisait paraître proches. […] C’était beau… beau et terrifiant.

En se concentrant uniquement sur deux personnages et surtout sur le personnage de Saru, l’auteur arrive à donner une profondeur incroyable à ses protagonistes, les rendant extrêmement vivants et touchants au fil des pages. Il a trouvé un équilibre parfait pour faire des ces quelques 250 pages un récit incroyable, prenant et percutant où les personnages évoluent, grandissent et ouvrent leur cœur. Quelques scènes pourront choquer mais trouvent peu de temps après leurs explications et dénouements ce qui me laisse penser que l’auteur n’a rien laissé au hasard et livre un roman maîtrisé et addictif.

Addictif il l’est d’autant plus qu’il scande un compte à rebours catastrophique. Maïa lui annonce de but en blanc que tout ce qu’ils ont jamais connu n’a que quelques heures devant lui. Après il sera trop tard. Et alors que son peuple à elle se déchire entre la conservation du pouvoir et la survie, Saru lui n’entrevoit qu’une seule solution pour sauver son peuple : protéger cette femme qu’il commence à aimer, et lui permettre d’enclencher le mécanisme qui les sauvera tous.

Jean-Luc Marcastel mélange avec brio les genres de la fiction : la SF avec un space opera intense, la romance avec une histoire d’amour humaine, tendre et pleine de sensualité, le récit social aussi avec des sociétés complexes liées entre elles par des rapports douloureux… Il y a une véritable symphonie de thématiques abordées dans ce livre qui va de la plus simple -(comment aimer un être que l’on a appris à mépriser) à la plus complexe (les instincts primaires, l’écologie, l’esclavage, la sexualité, les technologies…). Ce roman pose des questions. Déroute, parfois. Touche, souvent. Mais toujours, vous obtiendrez une réponse.

« Et je crois que, s’il y a une chose qu’avaient comprise mes parents, qu’ils m’ont transmise et que je veux transmettre à mes enfants, c’est que cette étoile que nos ancêtres sont partis chercher, cette étoile qu’ils ont crue si lointaine, celle qui réchauffe, donne sens à la vie, ils ont fini par la trouver, non pas à des milliards de kilomètres, mais là, tout près, dans le cœur de l’autre ».

Et peut-être que, comme moi, vous aurez un coup de cœur monumental.

En résumé

Un jour, une étoile est le genre de roman coup de cœur que j’affectionne tout particulièrement pour son humanité, son espoir et sa profondeur. En rapprochant deux êtres que tout oppose dans un space opera endiablé, Jean-Luc Marcastel a réussi à toucher mon cœur de lectrice et faire de cette lecture un moment marquant, puissant et touchant. De révélation en rebondissement, de stupeur en émerveillement, de coups de poing en étreinte, ce roman a su me faire passer par tout un tas d’émotions différentes et ce, jusqu’à cette fin, d’une beauté infinie.

PS : et bien joué pour le parallèle surprenant avec ce héros des films de genre dont on entend finalement que très peu parlé et qui trouve dans ce récit toute sa grandeur.

5 commentaires sur “Un jour, une étoile de Jean-Luc Marcastel

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