Bilan automnal…et quelques résolutions en avance #2018

L’heure du bilan a sonné mes ami.e.s ! A un jour à peine de Noël, je prends enfin le temps de vous faire ce bilan automnale, bon voire excellent mais…insatisfaisant. Vous me connaissez maintenant, je fais, non pas des Pile à Lire, mais plutôt des Pile à piocher (que j’appelle quand même pile à lire parce que sinon ce n’est pas drôle) afin de ne pas inclure d’obligation dans ce principe que je trouve par ailleurs excellent.

Bilan personnel et nouvelles résolutions

Dans cette pal automnale donc, j’avais environ une soixantaine de romans de prévus, ce chiffre important étant dû en grande partie au Pumpkin Autumn Challenge d’une part mais aussi aux services de presse d’autre part. Si le mois d’octobre a plutôt bien démarré tout s’est gâté avec les mois de novembre et de décembre.

Ceci est entièrement de ma faute. Je suis une grosse consommatrice de romans et lorsque je découvre des maisons d’édition je deviens très vite accroc (d’où les partenariats d’ailleurs). Le problème étant que chaque trimestre, les maisons d’édition sortent entre 1 et 3 livres et que j’ai 5 maisons partenaires. J’en suis très fière, je ne suis pas une grosse blogueuse mais j’estime faire du travail de bonne qualité et je suis contente que celui-ci soit reconnu par ces maisons voire même parfois par leurs auteurs et autrices dont je vais chroniquer les titres. A ces 15 titres par trimestre vous rajoutez les partenariats occasionnels, les livres numériques Netgalley, et Bloggers’ (un livre + un graphic) et je me retrouve avec une vingtaine de titres. Le fait est que je n’ai plus le temps de lire les romans que j’ai achetés. C’est le cas de beaucoup de personnes dans la blogosphère mais j’ai décidé d’y remédier !

J’ai décidé de prendre en tant que première résolution cette année de ne plus accepter de partenariats NetGalley ou alors qu’un seul roman sur la saison. La même chose pour les titres que je demande à Glénat, Dargaud ou Soleil Productions, je ne demanderai qu’un seul titre pas plus par maison d’édition. On va dire que ce sont mes premières résolutions de l’année ! Je n’oublie pas non plus que cette saison automnale a été fortement marquée par les 68 premières fois, chose que je n’ai pas chaque année, je ne ferai d’ailleurs sans doute pas la prochaine saison hivernale bien que je regarderai attentivement leur sélection.

Voilà pour le bilan personnel avec lequel je ne vous embête pas plus. Comme je le dis à chaque fois, mes bilans sont à la fois pour vous et pour moi. Marquer noir sur blanc mes ressentis et résolutions me permet de m’ancrer quelque part et de savoir sur quelles mers naviguer.

Bilan des lectures

Coups de cœur (notes : 19 – 20 sur Livraddict) : 5 romans, 1 BD

Mon premier coup de coeur est pour N.I.H.I.L d’Alex Cousseau. Ce roman est une pépite de la littérature adolescente, puissant, onirique avec cette poésie tendre et juste propre à cet auteur. Le second est pour Malaterre de Pierre Henry Gomont, une bande dessinée / roman graphique, ce qui est assez rare puisque je ne reste jamais assez longtemps entre les planches d’une BD pour réussir à être toucher au plus profond, là où ça réveille des souvenirs et des émotions. Celle-ci, pourtant, avec ces couleurs foisonnantes, avec ce personnage du père tellement bien dépeint m’a collé une belle claque visuelle. Le prochain, Les Déracinés de Catherine Bardon, est un inattendu. Je ne pensais pas pouvoir avoir un coup de coeur pour ce type de roman, surtout que j’ai tout de même critiqué sa longueur et parfois ses bavardages. Pour autant… quelle splendeur, quels échos pouvait-on retrouver dans cette lecture d’Histoire et d’amour. Second 68 premières fois de ces coups de coeur La Guérilla des animaux un roman d’anticipation trouvant lui aussi des échos percutants et dérangeants dans nos sociétés modernes, voire même, à l’intérieur de moi. Un roman qui remue et prend aux tripes  Enfin, coup de coeur pour A coeurs battants de Charlotte Bousquet, un roman nécessaire à mettre entre toutes les mains pour comprendre, aimer, se révolter. Pour se libérer, un peu. Aller plus loin, beaucoup.

Je n’oublie pas Le Parfum de la Trahison d’Erin Beaty, chroniqué pour Bloggers’ qui est à nouveau une excellente découverte, extrêmement addictive qui laisse peu de place pour reprendre son souffle.

Petites perles (notes : 17 – 18) : 7 romans, 1 comics, 1 roman graphique

Arrivent les petites perles, ces romans qui passent à un rien des coups de coeur, auxquels il manque quoi ? Un petit truc, un petit rien, mais un petit quelque chose quand même. A commencer par The Wicked + The divine de Kieron Gillen, Jamie McKelvie et Matt Wilson, un comics de toute beauté et haut en couleur, entre pop et dieux-stars. Il faut gratter un peu mais sur la surface s’y cachent de nombreuses allégories. Ensuite Une histoire naturelle des dragons de Marie Brennan, le début d’une tétralogie qui s’annonce exceptionnelle bien qu’elle aie démarré assez lentement dans ce premier tome. Troisième petite perle Le Nord du monde de Nathalie Yot, un roman des 68 premières fois qui m’a énormément remuée mais dont la finalité m’a peut-être choquée. N’est ce pas cela aussi, le but des romans, choquer, faire le pas de côté que l’on oserait jamais faire, nous surprendre et nous étonner ? Déranger ?
Autres petites perles : Hazel Wood de Mélissa Albert et Jivana de Nadia Coste, deux romans qui mêlent l’étrange dans un monde qui paraît comme parallèles. Hazel Wood avec ses monstres humains, Jivana avec ses créatures animalières. Deux romans remarquables d’intelligence en construisant des mondes résonnant dans notre imaginaire. Je terminerai par Nola Forever de Fabien Fernandez, une réécriture contemporaine et addictive de Roméo et Juliette et J’ai envie qu’on m’aime de Magali Wiéner un recueil de nouvelles sur l’adolescence qui ne laisse pas indifférent. Et j’allais oublier Chroniques de Francine R. résistante et déportée de Boris Golzio dont la tendresse, le respect et la vraisemblance dont l’auteur fait preuve m’ont énormément touchée.

Je n’oublie pas Le Gouffre de Rolland Auda, chroniqué pour Bloggers’, un roman de fantastique qui m’a beaucoup impressionnée par sa maîtrise et sa complexité. Ce fut une lecture à la fois enrichissante et frissonnante.

Excellentes lectures (note : 16) : 4 romans, 3 BD

Parmi mes excellentes lectures trois 68 premières fois : Einstein, le sexe et moi d’Olivier Liron, Fais de moi la colère de Vincent Villeminot et Faune et flore du dedans de Blandine Fauré. Trois romans de la scène littéraire qui m’ont fait vibrer, qui m’ont donné le vertige, qui m’ont collé à la peau : le premier peut-être trop autobiographique pour vraiment s’identifier, le second trop flou pour se sentir assez impliqué, le dernier avec ses boucles répétées. Ensuite Mother Road de Christine Féret-Fleury que je redécouvre avec joie, un road trip patiné de thriller et de féminisme qui aurait mérité un petit peu plus de profondeur. Viennent trois bandes dessinées très différentes. Kraken de Pagani et Bruno Cannucciari pour commencer, brumeux, chaotique, un peu rapide peut-être. Literary Life de Posy Simmonds, bourré d’humour. Et enfin Le Souffle du vent dans les pins de Zao Dao, un ouvrage comme un haïku, difficile à saisir, facilement transporté.

Bonnes lectures (notes : 14-15) : 6 romans, 2 BD

Pour commencer Juste un peu de temps de Caroline Boudet, un 68 qui ne m’a pas vraiment transcendée mais qui avait été une bonne lecture au niveau de la forme très ironique portée sur la charge mentale. Trancher d’Amélie Cordonnier a aussi été une lecture « sans plus » avec une fin en demie teinte que je n’ai pas particulièrement aimé même si le sujet traité était remarquable. Dans ces bonnes lectures deux romans de fantasy : L’enfant de poussière de Patrick Dewdney qui était assez incroyable mais terriblement long, et Totem les défis du pouvoir de Sonia Baldé, un roman auto-édité qui a de belles perspectives devant lui. Ensuite un roman très court mais pas moins poétique même si j’aurais préféré davantage de matière : Happa No Ko de Karin Serres. Dernier roman, Confessions d’une cleptomane de Florence Noiville, un texte très documenté sur le sujet de la cleptomanie mais un texte manquant peut-être d’un peu plus de profondeur. Pour finir deux bandes dessinées Bouts d’ficelles d’Olivier Pont sur les toits de Paris, amusante et divertissante et Dreams Factory de Jérôme Hamon, Suheb Zako et Lena Sayaphoum que j’ai chroniqué pour Bloggers’ et qui traite du travail des enfants dans un monde steampunk.

Déceptions (notes : 13 et moins) : 3 romans

Dans mes déceptions trois romans dont deux auxquels je ne m’attendais pas. Pour commencer un roman gagné avec la Masse Critique Babélio imaginaire Nos destins inachevés de Sophie Audouin Mamikonian. Si le sujet pouvait être passionnant (l’immortalité), le traitement scientifique et la romance écoeurante ont eu tôt fait de m’achever (inachevés / achever ahah). Ensuite deux romans de mes partenaires (on ne peut pas tout toujours aimer) : Je peux te voir de Carina Rozenfeld, dont les facilités beaucoup trop nombreuses m’ont souvent fait lever les yeux au ciel de dépits, et Néachronical de Jean Vigne (premier tome) dont le traitement de certaines scènes m’a beaucoup déplu. Comme d’habitude à la fin de mes chroniques « déceptions » vous pourrez retrouver des liens menant vers des articles de chroniqueurs ayant apprécié ce roman.

Abandon : 1 roman

La marcheuse de samar yazbek à l’intérieur duquel je n’ai pas réussi à rentrer malgré plusieurs tentatives…

Non lus : 10 romans, 5 SP

Bon là il y en a un paquet ! Je ne compte pas ceux que j’avais mis dans le Pumpkin Autumn Challenge et qui ne faisaient pas partis de ma pile à lire automnale. Je n’ai donc pas eu le temps de lire : Toxoplasma de Sabrina Calvo, La Part du monstre de M.R. Carey, Les Tambours de l’automne de Diane Gabaldon (qu’il va falloir que je lise puisque j’ai repris la série !), Fariy Oak d’Elizabetta Gnone, La Langue des bêtes de Stéphane Servant (je le remets cet hiver), Vango de Timothée de Fombelle, Shades of Magic de Victoria Schwab t1 à 3, Le Guerrier oublié de Larry Correia.

Je suis également en retard sur mes chroniques de Coeur battant d’Axl Cendres, Héros de Benoît Minville, Fréquence Oregon de Loïc le Pallec (dû à un problème de fichier numérique), La vie dure trois minutes d’Agnès Laroche (depuis netgalley), Ma dévotion de Julia Kerminon (fichier numérique).

Résultat, j’ai tout de même lu 24 romans et 8 ouvrages appartenant aux genres graphiques (bd, comics, roman graphique), dont huit romans appartenant à la sélection des 68 premières fois. Un bilan non négligeable mais dont il me manque quasiment le tiers dont surtout des lectures personnelles. 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :