Le soir, la nuit, la fête

Le soir, la nuit, y a comme un truc. Il y a des cris dehors. Des cris qui fusent, d’un coup libérés. Des cris de jeunes un peu bourrés. Des cris qui disent qu’ils ont oublié. Oublié le monde, oublié les peurs. Des cris qui disent que la tension s’en est allé. D’un coup. Les épaules délassées. Les muscles relâchés. Des cris qui me donnent envie de hurler. Y a comme un truc. Il y a des cris dehors. Il y a mes cris. Je ne les entends pas. Mais je vous entends vous.

Le soir, la nuit, y a comme un truc. Il y a vos corps dehors. Vos corps qui bougent, d’un coup perturbés. Vos corps de jeunes un peu bourrés. Vos corps qui disent qu’ils ont rêvé. Rêvé le monde, rêvé les joies. Vos corps qui disent que la tension s’en est allé. D’un coup. Vos épaules qui vibrent. Vos jambes qui dansent. Vos corps qui me donnent envie d’amour. Y a comme un truc. Il y a vos corps dehors. Il y a mon corps. Je ne le sens pas. Mais je vous ressens vous.

Le soir, la nuit, y a comme un truc. Un truc qui me dépasse. Un truc qui me fait sortir. Un truc qui me fait rire, vibrer, sourire. Il y a la musique et les lumières. Il y a le froid, les réverbères. Il y a vous. Que je quitte ou que je rejoins. Vous qui traversez un peu le monde avec moi. Vous que je découvre toujours un peu. Y a comme un truc. Il y a vos rires dehors. Il y a mon rire. Il ne vibre pas. Mais je le sens brûler.

Le soir, la nuit, y a comme un truc. Un truc qui se passe. Un truc qui me fait me sentir vivante. Un truc qui me fait chaud, là. Il y a les verres et la glace. Il y a l’alcool et la fumée. Il y a vous. Que j’observe ou que j’écoute. Vous qui me donnez envie d’un peu de passion. Vous qui me donnez un peu d’espoir. Y a comme un truc. Il y a vos voix dehors. Il y a ma voix. Elle ne perce pas. Mais je la sens jaillir.

Et puis, un jour. Il y a mon corps. Il y a vos voix. Il y a mon rire. Il y a vos épaules. Il y a nos danses, nos verres, nos rires, nos colères, nos peurs, nos tensions, nos muscles, nos jambes, la musique, l’alcool, la fumée, il y a la joie qui transperce, qui éclate, vivante, éclatante. Il y a la fête. Il y a tes cheveux blonds, ta peau un peu bronzée, ta tresse noire, tes blagues tordues, ton air calme, tes boucles venues d’ailleurs. Le soir, la nuit, la fête. Il y a ton blues, tes yeux qui rient, ton pull rouge pelucheux, ton désir de fête, ta timidité, ton énergie.

Le soir, la nuit, la fête.
Il y a vous. Il y a moi. Il y a nous.

 

 

Et le soir, la nuit, chez moi.
Il y a vos rires, un goût d’alcool et de fumée.
Il y a ma tension relâchée. Il y a nos libertés.
Il y a mon sourire qui dort.

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