Totem, les défis du pouvoir de Sonia Baldé

Je mets toujours énormément de temps à lire mes services presse Netgalley… ou alors c’est juste que je ne suis pas très organisée ? Je ne sais pas. Dans tous les cas je devrais sans doute tenir une liste de mes services presse et noter à quelle date précisément je les reçois ! Anyway voici mon avis sur Totem les défis du pouvoir de Sonia Baldé, auto-édité grâce à la plateforme Librinova.

Mon résumé

Héza est princesse du royaume de Barun, totémat de six autres royaumes qui lui sont loyaux et fidèles. 44 royaumes composent le paysage de Nohs, un genre d’état ou de pays régit par les règles du totémat. Lorsqu’un roi ou son totem meurt sans autre hériter, le royaume se lie avec le royaume-totem le plus proche. Héza observe tout ceci d’un oeil très lointain jusqu’au jour où son propre père finit par mourir. Trois de ses frères sont en compétition pour le pouvoir…mais la cérémonie ne se passe pas du tout comme prévu. Dans le coffre censé renfermé un bijou de ses frères se trouve le sien !

Dans un pays où les reines n’ont aucun pouvoir c’est une situation à laquelle personne ne s’attendait. Propulsée malgré elle au centre de l’attention, Héza devra prendre sur elle pour gouverner… et pour survivre.

Mon avis

Sans vouloir être désagréable, lorsque je lis un roman auto-édité je m’attends toujours à plein de choses désagréables, histoire de ne pas être trop méchamment surprise devant le résultat final. Fautes, erreurs de syntaxe, histoires à dormir debout, des scénarios qui ne tiennent pas en place… Pour autant si Les Défis du Pouvoir n’est pas exempt de quelques points négatifs, c’est un roman bien construit, agréable à lire, et dont le système totémique m’a fascinée.

Héza est une héroïne qui m’a énormément fait penser à celle de L’Aura Noire de Ruberto Sanquer : elle ne sait pas trop ce qu’elle fait là, tout lui tombe sur la figure, et elle doit tout régler en un temps record. Elle possède également ce côté assez agaçant mais plus réaliste du « je veux juste me casser et ne rien régler du tout ». A force de lire des romans fantasy, on s’attend toujours à des héros badass, qui n’ont peur de rien, et terriblement courageux. Un peu comme un conformisme social. Pourtant de plus en plus de nouveaux héros émergent, non pas des anti-héros, mais plutôt des personnages qui vont connaître une évolution croissante impressionnante. Héza est de cela. De petite princesse choyée sans trop d’obligation, elle devient une jeune femme à même de gouverner un Royaume. Pour autant cela ne se fait pas sans heurt et cela passe notamment pas un enseignement assez long…

Les princesses et reines n’ayant aucun pouvoir dans le système totémique inventé par l’autrice, Héza ne connaît pour ainsi pas grand chose de ses ennemis, des origines du totémat, ou même tout simplement du totem Barun, Galim. Qui est-il ? Quels pouvoirs a t-il ? Pourquoi vénèrent-on les totems ? Autant de questions qui restent longtemps sans réponse. Le système de gouvernement ressemble presque à une Monarchie constitutionnelle avec un roi et neuf « ministres » dont le rôle est de veiller sur les autres royaumes rattachés à celui de Barun. Je ne vais pas m’étendre trop sur le fonctionnement de Nohs qui est finalement assez complexe. Toujours est-il qu’Héza ne sachant pas grand chose, (et nous non plus en tant que lecteur) l’autrice a décidé de refaire notre éducation. C’est la partie que je trouve la plus longue, la plus ennuyeuse, et la plus prétextée de tout le roman. Et elle dure un petit moment. Énormément d’informations sont données d’un seul coup et si Héza est un brin perdu, nous, c’est pire. Doucement toutefois on arrive à comprendre les fils décousus de l’histoire de Nohs, et à se laisser prendre au jeu de l’enseignement forcé. Ne vous en faites pas le meilleur vient après, accrochez-vous !

La suite de l’histoire se concentre autour des Défis de Pouvoir qu’Héza va devoir relever au cours d’une grande cérémonie-jeu et qui constituent, sur les dires de son entrevoyeuse, un piège mortel. Héza va devoir retourner dans la forêt et rencontrer Golim afin de pouvoir se protéger des Défis et découvrir qui en veut à sa vie. A partir de là tout s’accélère, le roman nous scande un compte à rebours qui nous rend littéralement addict ! Pas question de le lâcher avant d’avoir eu le fin mot de cette histoire. L’autrice gère à la perfection son temps, son écriture se fluidifie considérablement, et l’héroïne est de plus en plus attachante. Si on regrette que les autres personnages soient quelque peu désincarnés (comprenez utiles au scénario mais pas très approfondis), les conversations diplomatiques entre les rois sont également très intéressantes et nous en apprenons encore davantage sur ce système totémique fascinant. Sonia Baldé nous mène par le bout du nez tout le long et nous nous laissons berner comme des bleus jusqu’au grand final. Les dernières pages sont une apothéose, les révélations s’enchaînent et nous arrivons sur la fin avec l’impression agréable et magique d’avoir vécu une formidable aventure.

En résumé

Malgré quelques faiblesses et la lenteur initiale dues sans doute au fait que ce soit un premier roman, Les défis du pouvoir est un très bon premier tome, intrigant, addictif et où la magie y a la part belle. Au travers de sa fresque fantasy, de son héroïne et de son univers Sonia Baldé mêle à cette aventure des discours engagés pour la protection de l’environnement, la démocratie et même un brin de féminisme.

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