Petit point série / ciné version animation

Hello, je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des cinq séries et films d’animation que j’ai le plus aimés ces derniers temps. Au programme : de la magie, des dragons, du courage, de la jeunesse, en bref de très beaux spectacles pour ravir petits et grands.

1. Big Fish and Begonia, de Xuan Liang et Chun Zhang (film)

Synopsis : Chun est un être céleste qui doit s’occuper des bégonias. À ses 16 ans, elle est envoyée dans le monde des humains sous la forme d’un dauphin afin d’accomplir son rituel de passage à l’âge adulte. Kun, un humain, lui sauve la vie, mais perd alors la sienne. Avec l’aide de son ami Qiu, elle essaie de ranimer l’esprit de Kun afin de le remercier de l’avoir sauvée.

Le gros point fort de Big Fish and Begonia est qu’il est tout simplement splendide. En empruntant aux studios Ghibli leurs couleurs et leurs paysages magiques, ce film avait été une véritable révélation au Festival du Film d’Annecy il y a un ou deux ans. A ces images magnifiques se mêlent des éléments de la culture chinoise-même et on se laisse surprendre par ce folklore auquel, personnellement, je ne connais absolument rien. Comme quoi pas besoin d’être calé en boudhisme et taoisme pour comprendre quelque chose au film ! Certes toutes les symboliques et métaphores ne sont pas claires mais le faut-il forcément pour se laisser embarquer par la poésie et l’histoire ? Je ne crois pas.

L’histoire en elle-même est d’ailleurs assez classique puisque l’on part d’une conception toute humaine et mainte fois empruntée pour les films et séries : la culpabilité. En effet Chun, après être passée de l’autre côté pour effectuer son rite de passage se voit sauver la vie par un homme, Kun, qui meurt peu de temps après. Se sentant responsable de cette âme, Chun pactise avec une étrange créature afin de ramener cet homme dans son monde et si possible en bonne santé. Malheureusement cela est blasphématoire pour les êtres célestes, et leur monde commence doucement à s’étioler. Chun arrive bientôt face à un choix : sauver Kun ou voir son monde se faire détruire. A moins qu’il n’en existe une troisième pour rétablir l’équilibre des mondes ?

Ce film d’animation chinois m’a émue jusqu’aux larmes, à la fin du film je ne pouvais pas m’empêcher de pleurer, il fallait que ça déborde, que ça sorte, et j’aime les films qui te font ressentir ce genre de choses, qui t’émeuvent, te transpercent. Pour moi, les larmes, c’est ce qui nous humanise. Alors oui, bien sûr, le film est écrit de sorte que cela arrive et l’on verse peut-être parfois un peu trop dans le pathos mais cela ne m’a pas dérangée. Servi par des images poétiques et vibrantes, Big Fish and Begonia est un coup de coeur.

2. Les enfants de la baleine de Kyōhei Ishiguro (série terminée)

Synopsis : Dans un monde post-apocalyptique où tout n’est plus que sable, un gigantesque vaisseau, la Baleine de Glaise, vogue à la surface d’un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu’ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à une mort précoce. De l’autre côté, les humains normaux, les encadrent et les soutiennent. Pour ceux qui dépassent les 61 ans, ils intègrent le Conseil des Anciens et accèdent aux vérités cachés. Ainsi nous suivons le quotidien du jeune Chakuro chargé de rédiger les chroniques de la Baleine de Glaise et d’autres jeunes dont la vie va être bouleversée par l’attaque d’un autre vaisseau.

Les enfants de la Baleine est pour moi un des plus bel animé en série qu’il m’ait été donné de voir et j’ai une folle envie de m’acheter les mangas désormais. Les personnages sont assez nombreux si bien qu’il est assez difficile de s’attacher à un autre personnage que le principal, de même que l’intrigue m’a semblé parfois manquer de profondeur et/ou d’explication. Sur le plan artistique, en revanche, il n’y a pas une seule erreur possible : la musique est sublime, les décors merveilleux et les graphismes à tomber par terre.

Le point qui m’a le plus marquée est le rapport aux émotions. Lors d’une expédition les habitants de la Baleine de Glaise, dont le jeune Chakuro, débarque sur une autre île en suspend dans les sables, (un autre vaisseau). Ils y découvrent une étrange jeune fille dépourvue d’émotion puisque celles-ci sont complètement annihilées par une créature au coeur de l’île. On réapprend ainsi à accepter et surtout s’émerveiller des choses que nous pouvons ressentir ; l’amour, la colère, la haine, la passion, la joie, ce sont autant de sentiments qui nous paraissent naturels et allant de soi et nous n’y prêtons tout simplement plus attention. Cet anime les met directement en valeur et nous prend à parti et ça, j’ai adoré !

3. Lost Song de Liden Films (série terminée)

Synopsis : Rin est une jeune fille énergique qui adore manger. Elle vit dans un petit village frontalier verdoyant. Au fond du palais royal de la capitale, la chanteuse Finis passe ses journées dans la solitude. Ces deux jeunes filles partagent un pouvoir spécial qu’aucune autre personne n’a. Un miraculeux pouvoir pouvant guérir les plaies, créer l’eau et invoquer le vent : le pouvoir de la musique. Guidées par leurs destinées, ces deux jeunes femmes vont faire face à une aventure difficile avec leur pouvoir.

Difficile de ne pas s’attacher à cet anime tant le personnage de Rin est absolument magnifique ! Le traitement de la musique, jouant un rôle prépondérant dans cet anime, est tout bonnement superbe et rend finalement grâce aux graphismes si vifs et attrayants. Il n’y a pas à dire, Netflix choisit bien les animations qu’il souhaite produire ou distribuer 🙂 Si le synopsis peut sembler un peu « simplet », son traitement ne l’est pas et nous réserve même de très nombreuses surprises.

En suivant l’orchestre symphonique de Rin vous traverserez des guerres, ferez face à des hommes pétris d’orgueil, verrez le monde se détruire et se reconstruire et vous assisterez aux miracles de la musique. Au fond il ne s’agit peut être que de cela, faire comprendre le pouvoir des mots, des sons, et des notes qui bien souvent vous emportent, vous touchent ou vous blessent. La métaphore est peut-être tirée par les cheveux, mais elle est bien là ! Il est difficile de vous en parler sans trop vous en révéler tant le retournement de situation est un élément central et prépondérant dans cet anime, mais ce qui est sûr c’est que vous n’allez pas être déçu.e. Bien que les graphismes peuvent vous sembler assez jeunesse et que le synopsis n’en révèle rien, soyez tout de même vigilant, ceci n’est pas un animé à regarder avec des enfants mais plutôt avec des adolescents : scènes de violence, sang et champs de bataille sont au rendez-vous !

La fin, véritable apothéose de ces quelques douze épisodes, est pour une fois une fin juste, belle et touchante. Le geste de Rin est magnifique, et, si je n’ai pas été émue outre mesure, il m’a touchée par son humanité. Seul point négatif pour moi le principe du preux chevalier et de la gentille fille à sauver, heureusement que celui-ci s’envole bien vite (sous le coup d’une intrigue savamment menée) pour laisser placer à quelque chose de plus réel. Quoique toujours excessif mais bon, nous sommes dans un animé, à quoi vous attendez-vous ? 😉

4. Silent Voice de Naoko Yamada (film)

Synopsis : Nishimiya est une élève douce et attentionnée. Chaque jour, pourtant, elle est harcelée par Ishida, car elle est sourde. Dénoncé pour son comportement, le garçon est à son tour mis à l’écart et rejeté par ses camarades. Des années plus tard, il apprend la langue des signes… et part à la recherche de la jeune fille.

Je prends enfin le temps de poser ces quelques lignes à propos de ce film que je suis allée voir il y a déjà peut-être maintenant un mois avec mon copain. Nous l’avions vu en VO au cinéma Les 400 coups à Angers et ça avait été un moment magique et touchant. Les deux personnages sont volontairement « clichés » au départ : Nishimiya une douce élève rejetée par les autres VS Ishida le mauvais garçon qui cherche une distraction. Pourtant, avec le choix judicieux de l’arroseur arrosé, le réalisateur nous propose de changer de point de vue mais aussi de découvrir le quotidien des personnes sourdes et plus largement des personnes harcelées. Un quotidien que j’ai en partie vécu au collège bien que ça n’ait jamais pris de telles proportions.

Certaines sont parfois très violentes, y compris de simples gestes dans le quotidien de Nishimiya. Cela vous fera crisser des dents, vous fera grimacer, vous donnera des envies de casser la tronche à quelqu’un, et pourtant, cet Ishida…et bien vous apprendrez à l’aimer. Vous apprendrez aussi à comprendre cette voix qui le pousse. Et à la fin, vous prierez pour qu’il reste en vie. Ce film nous montre que tout le monde peut changer. Que le chemin est long et difficile. Qu’il faut parfois même subir ces situations pour les comprendre. Que les personnes qui restent passives devant ce qui se passe sont autant fautives que celles qui frappent, humilient et harcèlent. Silent Voice est imprégné d’une leçon et d’une morale ancestrale, qu’elle soit écrite par des dieux ou notre conscience : ne pas faire de mal aux autres. Il est aussi clairement utopiste, mais une utopie qui semble tellement proche, tellement belle, qu’on se dit que quelques gestes suffiraient. Pour moi c’est un film que tout le monde devrait voir et faire voir.

Et puis, si ce n’est pas pour le scénario il vous reste toujours ces belles images du japon, le lancer de pain aux carpes koï et les cerisiers en fleurs.

5. Le Prince des Dragons de Justin Richmond et Aaron Ehasz (série en cours)

Synopsis : Deux princes forment une alliance improbable avec l’elfe assassin envoyé pour les tuer et se lancent dans une quête destinée à pacifier leurs territoires.

Je termine cet article avec ma dernière série visionnée, la première saison de Le Prince des Dragons. J’ai en effet terminé Dragons, par delà les rives  mais je n’avais pas encore envie de quitter ces créatures célestes. Pour info d’ailleurs Par delà les rives se situe après le premier film et annonce le second film, le troisième Dragons a déjà été annoncé ! Mais revenons à nos moutons.

Je n’ai pas été tout de suite séduite par le graphisme qui était pour moi bizarrement trop lisse et manquait clairement de poésie. L’histoire me paraissait même étrangement banal : une personne du peuple « ennemi » soudain pacifiste décide les deux garçons à s’enfuir ? Laissez-moi rire…et pourtant je me suis bel et bien laissée embarquée dans cette intrigue foisonnante de rebondissements ! Résolument jeunesse, ce dessin animé ne vous présentera pas moult blessures et champs de bataille mais vous promet de belles histoires et des personnages attachants, notamment le jeune prince avec sa créature lumineuse.

Pourtant le personnage qui m’a le plus marquée et le plus plu dans son message est la Générale Amaya…qui est sourde-muette ! Et ça c’est un formidable message pour les enfants ! En plus, si la plupart des scènes majeurs sont traduites par un garde qui la suit partout, d’autres ne le sont pas comme par exemple lorsqu’elle adresse un message à sa sœur morte sous forme de prière en langue des signes. J’ignore encore si la production a également traduit les signes américains vers des signes français mais si quelqu’un passe par là pour me le dire… 😉 J’aime également l’idée que les méchants..ne soient pas totalement les méchants mais ça je vous laisse en discuter avec Claudia et son frère 🙂

Bon, les plus geeks d’entre vous et les fans d’Avatar ne pourront pas s’empêcher de voir en les Sombrelunes, les elfes de la nuit de WOW ainsi que l’utilisation du découpage en chapitre d’Avatar. Personnellement ce ne sont pas des choses qui m’ont sauté aux yeux tout de suite et j’ai donc bien réussi à faire la part des choses et à ne pas comparer ces deux séries. Pour le reste c’est à votre seul jugement mais j’ai bien hâte de connaître la suite.

Et voilà, ce petit point est terminé pour aujourd’hui, j’essaierai d’en faire plus régulièrement que ce soit pour des animés mais aussi pour des films et séries dont je n’aurais pas le temps de vous faire les chroniques ! Coup de coeur de ce point série pour Big Fish and Begonia

Je vous annonce dors et déjà les prochains animés que je vais voir : Le Piano dans la forêtYour lie in AprilFlavors of Youth et Dilili à Paris. 

 

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