Les Journées Européennes du Patrimoine partie 2

Vous voici dans la seconde partie de mon périple angevin pour les Journées Européennes du Patrimoine. Même chose que pour la première partie de mon périple, toutes les photographies sont de moi 🙂

5. Domaine Nationale du Château d’Angers

Je ne savais pas à quoi ressemblait le schiste…et bien maintenant je sais, puisque le Château est entièrement construit sur du schiste ardoisier. Le Château a une histoire assez longue et très intéressante, je regrette un peu qu’il n’y ait pas plus de panneaux explicatifs puisque c’est là encore une passante avec qui j’ai discuté qui m’a fourni des informations. (Ils sont très sympas dis donc les gens à Angers). Bref, l’emplacement du Château était dès l’Antiquité une place très stratégique mais ce n’est qu’au XIII qu’il a véritablement été construit par Louis IX (moi non plus je ne me souviens pas ce qu’il a fait, ne vous en faites pas) puis transformé en résidence par les ducs d’Anjou. Ensuite il a été un peu tout et n’importe quoi : prison, garnisons, dépôts de munition, désormais il accueille des milliers de touristes chaque année.

Il faut avouer toutefois que ce n’est pas la vue sur le Maine depuis le haut des remparts mais bien la Tenture de l’Apocalypse selon Jean. Elle a été réalisée à la fin du XIVe siècle et elle est juste monumentale…et écrasante. A des fins de conservation la pièce est également très froide donc comment vous dire que j’étais pas hyper à l’aise ? Ça faisait un peu mortuaire si vous voyez ce que je veux dire ^^

Autre chose très intéressante, « Les Aveux de la Pierre »  de Pascal di Peri, (tout aussi glauque d’ailleurs) qui est une oeuvre plutôt contemporaine qui se situe dans la Tour du Moulin. Une petite plaque de verre s’exprime en ses termes : « Vous êtes là au rez-de-chaussée de la Tour du Moulin. Ce lieu fut une geôle. Jusqu’à 60 prisonniers devaient s’entasser ici. La mémoire de ce lieu est si dramatique, si envoûtante, qu’il m’a semblé que bien avant la création de cette installation, elle suintait déjà de ces murs. En « archéologue » de cette mémoire précieuse, j’ai voulu « sonder l’âme de ces pierres » pour rendre un peu palpables l’écume de cette énergie et les convulsions narratives qui en émanaient. Soulevant le sol en son centre en un volcan aux vapeurs d’or, cette mémoire diaphane mais d’une absolue détermination, se délivre de la chape de l’oubli pour la fracasser« . Et comme c’est absolument magnifique, je n’ajouterai rien de plus et vous laisse avec cette photographie.

La page du Château d’Angers se referme sur quelques jardins, des remparts en très bon état et praticables, un petit restaurant très chic sous l’ombre d’arbres gigantesques et un pont levis comme sur la maquette de château fort que mon grand père avait faite à mon frère. Bref, parfait, sublime, mémorable.

6. Collégiale Saint-Martin

Puisque l’Atelier de la Cité n’ouvrait pas ses portes avant le milieu d’après midi j’ai décidé de remonter un peu dans Angers et de me diriger vers le 23 rue Saint-Martin pour y trouver la Collégiale du même nom. S’y trouvait « 50 ans d’Inventaire du Patrimoine en Anjou » exposé en une scénographie très agréable. Au début de l’exposition on y apprend que c’est André Malraux qui a créé en 1964 L’inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, destiné à « conserver, par l’image, l’ensemble du patrimoine recensé de la petite cuillère à la cathédrale selon la formule restée célèbre ». Là aussi j’ai pu avec grand plaisir discutailler avec le photographe Bruno Rousseau de son travail d’inventaire par la photographie puis d’exposition par la mise en scène.

Ce que j’aime particulièrement dans ce genre d’exposition c’est la confrontation entre la scénographie systématiquement moderne et contemporaine et le lieu lui même qui a une histoire qui est directement inscrite dans ses pierres, dans ses ogives et son transept. Cet alliage est juste superbe et j’ai hâte de voir d’autres expositions dans ce lieu. Je vous laisse avec quelques photos, rendez-vous plus bas ! 🙂

Enfin, dernier lieu de mon escapade patrimoniale la cathédrale Saint Maurice (et non pas Sainte Catherine comme je l’avais cru au départ).

7. La Cathédrale Saint-Maurice

Je ne suis pas rentrée par la grande porte mais par une porte annexe c’est peut-être pourquoi elle ne m’a pas tout de suite impressionnée. Une fois au centre de la cathédrale là j’ai pu me sentir toute petite. J’aime beaucoup les lieux sacrés de toute les religions je les trouve apaisants, sans forcément qu’il n’y ait de liens avec les dieux priés d’ailleurs mais il y a comme…je ne sais pas, une sérénité. J’ai également toujours été fascinée par les orgues, ces instruments gigantesques qui font vibrer les pierres ! Je n’ai pas grand chose à dire à son sujet, elle est jolie, très aérienne, avec deux roses (les vitraux) très joliment conservés.

Ensuite je suis repartie chez moi. Enfin, j’ai remonté d’abord le boulevard Daviers et je suis passée par le jardin botanique de l’UFR des sciences pharmaceutiques mais je n’ai pas pris de photos. Le jardin doit être très beau au printemps mais là il faisait plutôt grise mine. Par contre j’ai plein de noms de plantes de pour le p’tit bac ! ^^ (toute mon enfance). Ensuite j’ai remonté le Boulevard Daviers (qui est très long et tout en cote) j’ai vu ce qui m’attendant ensuite (encore de la cote) et je me suis arrêtée chez moi pour vous écrire cet article. Donc oui ça fait trois heures que je suis dessus !

Bilan

J’ai passé une très bonne journée et mine de rien ça m’a fait le plus grand bien de voir de l’art, des bâtiments anciens, des vestiges de civilisations, des hôtels particuliers à l’architecture magnifique. On se sent plus petit, mais surtout comme investit d’une mission : d’en parler autour de soi. J’y avais plus ou moins fait allusion avec Chaque chose en son temps de Lorris Murail mais la mémoire, et je parle pas de la mémoire individuelle, mais collective, de ce qui fait notre histoire, notre patrimoine culturel, ce qui fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui c’est une des choses les plus importantes au monde. Et aucune partie ne doit être négligée pas même la plus sombre ou la plus lointaine.

PS : je précise que les miniatures présentes en début de mes deux articles sont des captures d’écran de l’affiche du ministère de la culture.

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