La Princesse vagabonde : voyage en Chine Impériale

L’avantage -ou l’inconvénient- de bosser l’été dans une bibliothèque c’est qu’on a plein de livres sous le nez, extrêmement tentants. Avantage on peut les emprunter quand on le souhaite. Inconvénient… ça recule ma pile à lire d’été ^^ Toujours est-il que c’est à la Médiathèque de Saint Malo que j’ai emprunté les quatre premiers tomes de La Princesse Vagabonde de Xia Da avec lesquels j’ai passé un moment, bref, mais plaisant.

Mon résumé

En l’an 626 sur le territoire chinois, la princesse Yongning est obligée de fuir le palais impériale alors que son oncle accède au pouvoir par le sang et les armes. Bien décidée à se venger, la princesse, rompue aux arts de la guerre et aux arts martiaux va tout faire pour rentrer au pays la tête haute et une armée derrière elle. Mais entre ses désirs et la réalité, l’écart est immense.

Mon avis

Je suis toujours ravie de découvrir, à travers la littérature, des pays dont je ne connais pas grand chose, encore plus lorsqu’ils s’inspirent de l’Histoire, celle avec un grand H qui nous laisse régulièrement des goûts de bataille et de conquêtes mais aussi les étoiles brillantes de voir sous nos yeux s’étaler les héros des siècles passés. C’est un peu le sentiment qui me reste de cette lecture.

La Princesse Vagabonde s’inspire en effet des événements qui se sont déroulés en 626 lorsque l’Empereur Tang Taizong, né Li Shimin arrive au pouvoir en tant que second fils du premier empereur Li Yuan. Il n’est par ailleurs nulle part fait mention d’un quelconque fratricide même si on devine la lutte sanglante qui a dû le mener au pouvoir. Le personnage de la princesse semble par ailleurs totalement inventé.

Formée « comme un homme », douée pour les armes, véritable ninja impériale on pourrait prêter à la princesse Yongning des traits de femmes guerrières d’un autre temps… Si ce n’est que la dynastie des Tang, et donc l’époque empruntée dans cette saga, est connue (d’après wiki hein je ne sors pas ces informations de mon chapeau) pour être très favorable à la condition féminine avec notamment des femmes guerrières ou conseillères. Elle ne révolutionne donc pas tout à fait son époque mais en dessine les contours.

Mais passons sur l’Histoire et revenons un peu au scénario, l’écriture, les dessins, bref, ce qui fait de cette saga une belle aventure. A travers ses pages on croise des généraux aussi bienveillants que dévastateurs, des barbares turcs somme toute pas si différents des autres hommes, des enfants emportés dans des conflits dont ils ne savent rien… Une myriade de personnages très réalistes et charismatiques que la princesse finira par rencontrer à un moment où un autre et qui la feront grandir, ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure et prendre conscience que sa vengeance se fera avec des hommes, des femmes et des enfants. Elle même travestie en homme, à l’instar de Mulan, prendra petit à petit conscience de sa féminité, ces choses auxquelles son éducation martiale ne l’a pas préparée. Tout cela donne une crédibilité et une légitimité à cette héroïne que nous suivrons tout le long des chapitres.

Le dessin, quant à lui, s’articule autour de traits fins, de paysages en ombres et lumières sublimes et des scènes guerrières à couper le souffle. Les pages chapitrées font office de transition et nous rappelle d’où vient l’autrice : de chine. Avec des monts brumeux, des esquisses ressemblant à des estampes, et des personnages auréolés de ténèbres. C’est presque le dessin, plus que l’histoire, qui nous fait plonger dans cet empire d’un autre temps et d’un autre continent.

Malheureusement la publication est pour le moment arrêtée au tome 7, Urban China, la maison d’édition française, n’ayant pas de nouvelles de la maison d’édition chinoise. Je ne vous conseillerai donc pas de l’acheter, mais pourquoi pas, au détour des rayonnages d’une médiathèque de l’emprunter et de vous plonger dans cette fable guerrière.

En résumé

La Princesse Vagabonde est un manhua qui prend la forme du comics occidental pour s’épanouir sous nos yeux. Empruntant autant à l’histoire chinoise qu’à son art, Xia Da nous emporte dans une fable initiatique et martiale en compagnie d’une héroïne tantôt froide tantôt douce qui n’a pas froid aux yeux.

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