Rentrée littéraire automne 2018 : de futures pépites ?

L’année dernière la rentrée littéraire m’avait beaucoup intéressée et cette fois-ci je retente l’expérience avec quasiment autant de romans en vue même si je sais que seuls quelques uns rejoindront ma bibliothèque. J’ai choisi de me concentrer en grande partie sur les romans de littérature générale. Et vous quels sont les romans que vous avez repérés ? Futures pépites, futures best sellers certains romans valent le détour quand d’autres nous font soupirer d’indifférence… A vos wishlists !

Autre grande nouvelle à vous annoncer : je fais cette année partie de l’aventure « 68 premières fois« .

Les 68 premières fois késako ?

68 premières fois c’est d’abord un groupe extraordinaire avec un socle de 4 femmes dingues de littérature. Leur idée ? Faire connaître les « premières fois », les primo romanciers, en d’autres termes : les auteurs qui sortent leurs premiers romans. Elles ont choisi pour cela les deux rentrées littéraires françaises : la rentrée littéraire d’automne et celle d’hiver. Comme vous le savez si vous lisez régulièrement mon blog -ou pas- je ne lis pas énormément de littérature générale (dite contemporaine) et c’est quelque chose que j’avais bien envie de changer mais face à toutes les sorties dans mes genres de prédilection (young adult, adolescent, fantasy – fantastique) dur pour moi de pouvoir acheter tous les romans que je désire. Je tente donc de les obtenir par divers moyens soit en service presse sur NetGalley ou cette fois-ci grâce à l’aventure « 68 premières fois ».

98 premiers romans. Ouch. La plus grande rentrée littéraire accordée aux primo romanciers depuis 2007 ! Alors non, nous n’allons pas lire les 98 romans, en tout cas pas nous, les membres du groupe, mais par contre notre petit socle sans doute ^^ Charlotte, Nicole et Eglantine font une pré-sélection de romans puis nous la soumette. Nous sommes près de 88 à participer cette année, cela s’annonce folklorique ! ^^

En vrai, comment ça se passe ? Nous échangeons, nous chroniquons, nous partageons. A chaque fois que nous recevons un livre, nous devons le lire, le chroniquer, et si possible partager la chronique sur nos réseaux. Elle est ensuite affichée sur le site internet de 68 premières fois. Une fois cela fait nous renvoyons le roman à une autre personne du groupe qui le chroniquera à son tour et ainsi de suite. Simple non ?

Petite sélection de la rentrée littéraire en vrac

Quatre-vingt dix secondes de Daniel Picouly, Albin Michel

« Le diable a bu du rhum. On a souillé les églises, déterré les cadavres. Saint-Pierre doit se repentir. Tandis que je crache de la boue et du feu, que je ravage les champs, les bêtes et les hommes, ils battent des mains comme des enfants à Carnaval. Ils oublient de redevenir des animaux sages, de faire confiance à leur instinct. Fuyez ! Je suis la montagne Pelée, dans trois heures, je vais raser la ville. Trente mille morts en quatre-vingt-dix secondes. »

Modèle Vivant de Joann Sfar, Albin Michel

C’est l’histoire d’un professeur de dessin qui s’appelle Joann Sfar. La direction des Beaux-Arts le réveille aux aurores afin de régler le problème du harcèlement sexuel à l’école. Rien que ça ?
C’est l’histoire d’une époque qui ne veut plus qu’on la représente. Les modèles se révoltent, vous arrachent les pinceaux des mains et vous disent : je vais le faire moi-même, mon portrait.

Ce coeur qui haïssait la guerre de Michel Heurtault, Albin Michel

Au lendemain de la Grande Guerre, Anton découvre un domaine inexploré : la conquête de l’espace. Jeune ingénieur allemand, il rêve plus d’étoiles que de pouvoir et de politique. Une opportune neutralité qui lui permet de ne pas prendre position entre pro et antinazis. Mais que vaut la neutralité lorsque l’on travaille sur une fusée financée par l’Armée et qu’elle devient une arme dévastatrice ? Ce sont deux femmes également aimées qui rappellent à ce cœur rebelle que si l’homme n’est pas fait pour la guerre, il l’est encore moins pour la servitude, et l’amènent à passer de la résistance passive à la trahison de son pays.

Un monde à portée de main, de Maylis de Kerangal, Verticales

Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage.

Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne, J-C Lattès (SP)

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.

Le bruit du dégel de John Burnside, Métaillé

Kate, étudiante à la dérive, fait des « enquêtes » cinématographiques dans les rues désertées des banlieues pavillonnaires. Son père vient de mourir brutalement et elle noie son chagrin dans la défonce. Au cours d’une de ses déambulations, elle rencontre Jean, une vieille dame en pleine forme qui coupe son bois et prépare des thés délicats. Jean propose un étrange marché : elle veut bien raconter ses histoires, mais à condition que Kate cesse de boire.
Tandis que Jean déroule le mirage du rêve américain et règle ses comptes avec quelques fantômes, Viêtnam, guerre froide, mouvements contestataires, Kate affronte enfin son deuil impossible et retrouve une place dans le monde.

La fille du cryptographe de Pablo de Santis, Métaillé

Miguel Dorey est atteint d’un défaut d’audition qui l’amène à mettre en doute la réalité de ce qu’il entend. Il est obsédé par les langages secrets des civilisations oubliées tout autant que par les codes de l’espionnage. Avec ses camarades du cours du professeur Colina Ross, il fonde un Cercle des cryptographes qui gagne une petite réputation internationale.
L’agitation étudiante de 1968 va permettre à Miguel de rencontrer Eleonora, une jeune fille pleine de secrets. Mais l’instauration de la dictature dans les années 70 et l’irruption de Victor Crámer, un vieil ennemi du professeur, transforment le paisible Cercle en une organisation proche de la lutte armée qui finira par tomber aux mains des militaires.
Emprisonnés, isolés du monde, les étudiants sont chargés de déchiffrer tous les écrits confisqués par l’armée, et Miguel découvre des secrets qu’il doit cacher.

Swing Time de Zadie Smith, Gallimard

Deux petites filles métisses d’un quartier populaire de Londres se rencontrent lors d’un cours de danse. Entre deux entrechats, une relation fusionnelle se noue entre elles. Devant les pas virtuoses de Fred Astaire et de Jeni LeGon sur leur magnétoscope, elles se rêvent danseuses. Tracey est la plus douée, la plus audacieuse mais aussi la plus excessive. Alors qu’elle intègre une école de danse, la narratrice, elle, poursuit une scolarité classique au lycée puis à l’université, et toutes deux se perdent de vue.
La plus sage devient l’assistante personnelle d’Aimee, une chanteuse mondialement célèbre. Elle parcourt le monde, passe une partie de l’année à New York et participe au projet philanthropique d’Aimee : la construction d’une école pour filles dans un village d’Afrique. Pendant ce temps, la carrière de Tracey démarre, puis stagne, tandis que progresse son instabilité psychologique. Après une série d’événements choquants, les deux amies se retrouveront pour un dernier pas de danse.

Si Clara… de Martha Baillie, Actes Sud

Au cœur de Si Clara…, quatre vies entrent en colli­sion et vacillent au vent de l’inattendu.
Daisy, écrivain alité à la suite d’un accident de vélo, découvre un manuscrit anonyme sur le pas de sa porte. Tandis qu’elle plonge dans cette fascinante histoire, celle d’une jeune Syrienne débarquée à To­ronto, elle est tentée de la publier comme si elle en était elle-même l’auteur, mais en a-t-elle le droit ?
Julia, qui s’occupe d’une galerie d’art, est loin de se douter que sa sœur, Clara, a écrit un roman.
Et pour cause, Clara est atteinte de troubles psy­chologiques qui lui font entendre des voix et la poussent à vivre en marge du monde.
Quant à Maurice, passionné d’aviation, il ne sait pas qu’il s’apprête à découvrir l’amour lorsqu’il re­garde pour la première fois dans la paire de jumelles disposée par un artiste dans la galerie de Julia.

Fais de moi la colère de Vincent Villeminot, Les Escales (SP)

Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d’homme et une chair de jeune fille.
Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d’autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d’on ne sait où — remontés des profondeurs de la fosse.
C’est en ces circonstances qu’Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d’un « Ogre » africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.

Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives, Gallimard

«Et l’enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d’autre ?»

Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?

37 étoiles filantes de Jérôme Attal, Robert Laffont

Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n’a qu’une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C’est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées.

Moonglow de Michael Chabon, Robert Laffont

En 1947, à la synagogue de Baltimore, un jeune vétéran de la guerre de 39-45 épouse une réfugiée française. Sur le bras, elle porte un tatouage de chiffres bleus. Fragile et fantasque, elle est hantée par des visions d’un cheval écorché qui semble symboliser pour elle toute l’horreur nazie.
À l’opposé, le marié, maquettiste de fusées, fasciné par la conquête spatiale, mesure tout à l’aune de la raison. Mais il a participé à la libération du camp de concentration de Dora et il sait quel prix certains hommes ont payé les avancées scientifiques. Les terreurs, les fugues, les séjours en hôpital psychiatrique de son épouse tant aimée achèvent de bouleverser le socle de ses certitudes.
Un roman existentiel sur le rêve américain, l’exploration intergalactique et les origines nazies de l’innovation technologique. Un conte sur la puissance des secrets et des mensonges. Un hommage brûlant à l’amour, si compliqué soit-il.

Ma dévotion de Julia Kerninon, Le Rouergue (SP)

Quelle est la nature du sentiment qui lia toute sa vie Helen à Frank ? Il faut leurs retrouvailles, par hasard à Londres, pour qu’elle revisite le cours de leur double existence. Elle n’espérait plus le revoir – tous deux ont atteint les 80 ans – et l’on comprend qu’un événement tragique a mis fin à leur relation. Dans un retour sur soi, la vieille dame met à plat ces années passées avec, ou loin, de Frank, qu’elle aida à devenir un peintre célèbre. Une vie de femme dessinée dans toutes ses subtilités et ses contradictions. Dans ce quatrième roman, Julia Kerninon, qui a obtenu de nombreux prix pour ses précédents livres, déploie plus encore ses longues phrases fluides et imagées, d’une impeccable rythmique.

La marcheuse de Samar Yazbek, Stock (SP)

Rima aime les livres, surtout Le Petit Prince et Alice au pays des merveilles, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, souffre d’une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu’elle se met à marcher elle ne peut plus s’arrêter.
Un jour d’août 2013, alors qu’elle traverse Damas en bus, un soldat ouvre le feu à un check-point. Sa mère succombe sous les balles et Rima, blessée, est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta. Et c’est là, dans cet enfer sur terre, que Rima écrit son histoire.
À travers la déambulation vive et poétique de cette adolescente singulière dans l’horreur de la guerre, Samar Yazbek continue son combat pour exposer aux yeux du monde la souffrance du peuple syrien.

Simple de Julie Estève, Stock

On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

Confessions d’une cleptomane de Florence Noiville, Stock

Pour Valentine de Lestrange, voler c’est jouer. Mais c’est surtout une manie incurable, peut-être héréditaire, qui lui procure des frissons autrement plus excitants que la vie bourgeoise ordinaire dans l’ombre de son mari ministre.
Cleptomane, le mot même la ravit… Jusqu’au jour où, presque sans le vouloir, elle subtilise l’objet de trop. Celui qu’elle n’aurait jamais dû voir et qui va changer le cours de sa vie.
Florence Noiville poursuit ici son exploration du psychisme humain à travers ses troubles et ses désordres. Après la psychose maniaco-dépressive dans La Donation, l’obsession amoureuse dans L’Attachement et l’érotomanie
dans L’Illusion délirante d’ être aimé, elle éclaire la plus romanesque des addictions. Et livre un portrait d’héroïne hitchcockienne, diabolique et poignante.

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans de Maire-Fleur Albecker, Aux Forges de Vulcain

Johanna rêve d’une autre vie. En elle souffle un vent de révolte. De ceux qui embrasent un pays. Révolte contre les hommes, contre les lois, contre Dieu qui l’a enfermée dans un corps de femme. Alors, quand une rébellion passe sous ses fenêtres, elle rejoint l’aventure : si ces hommes veulent sauver les pauvres, les damnés de la Terre, peut-être sauveront-ils les vraies damnées de toute éternité : les femmes ? Dans ce premier roman de feu, Marie-Fleur Albecker invente une langue neuve pour une révolte ancienne, celle de la guerre sociale, du faible contre le fort, de la justice contre l’inique. Une langue qui mêle le sublime et le grotesque, le lyrique et le comique, une langue instruite de ce fait : il faut tenter de changer le monde – ce monde qui jamais ne change.

Les billes du Pachinko de Elisa Shua Dusapin

Claire va avoir trente ans et passe l’été chez ses grands-parents à Tokyo. Elle veut convaincre son grand-père de quitter le Pachinko qu’il gère pour l’emmener avec sa grand-mère revoir leur Corée natale, où ils ne sont pas retournés depuis la guerre. Le temps de les décider à faire ce voyage, Claire s’occupe de Mieko, une petite Japonaise à qui elle apprend le français. Elisa Shua Dusapin propose un roman de filiation, dans lequel elle excelle à décrire l’ambivalence propre aux relations familiales. Elle dépeint l’intériorité de ses personnages grâce une écriture dépouillée et plonge le lecteur dans une atmosphère empreinte d’une violence feutrée où l’Extrême-Orient joue son rôle.

Comment t’écrire adieu de Juliette Arnaud, Belfond

Et vous, quelles chansons vous ont sauvé la vie ?

À 45 ans, Juliette se retrouve face à elle-même, avec le cœur déchiré et l’envie de rire de tout. Elle se repasse alors les 14 titres de sa bande originale, d’Étienne Daho à Dolly Parton, sans oublier Bruce Springsteen, 14 pop songs qu’elle a écoutées religieusement et dont elle connaît les paroles par coeur. Pourquoi sa vie chante-t-elle tout à coup si faux ? Qu’est-ce qui a mal tourné ? Elle a pourtant suivi à la lettre ce que les refrains suggéraient. Elle a scrupuleusement appliqué les adages de chacun des couplets.

À défaut de réponse, puisque R. est parti sans un mot, Juliette va s’y coller, à écrire adieu. Elle essaiera d’être drôle et elle sera sincère, pour comprendre, peut-être, que tout ce qui mène à la fin d’une histoire d’amour, on le porte en soi.

 

6 commentaires sur “Rentrée littéraire automne 2018 : de futures pépites ?

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  1. Chouette sélection ! Tenir jusqu’à l’aube me tente énormément, je note précieusement ce titre 🙂 Merci pour ce bel article et bonne rentrée littéraire !

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    1. Merci 😀 Oui il a l’air très intéressant notamment sur la détresse des femmes contemporaines et de leur rôle de mère, il fait écho aussi à Chanson Douce de Laetitia Slimani que j’avais beaucoup aimé dans un tout autre registre mais aussi sur le même sujet. Je ne sais pas encore si je pourrais me le prendre mais il fait partie de ma wishlist 😀 Bonne rentrée littéraire à toi !

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