Les larmes rouges tome 1 de Georgia Caldera entre déception et ravissement

Premier roman de mon Pumpkin autumn challenge, ce premier tome n’aura pas su me convaincre à 100 %. Et si j’ai passé un agréable moment de lecture, il fut quelque peu altéré par un personnage principal qui m’a très souvent agacée par son manque de discernement et son immaturité.

Résumé

Cornélia, vaincue par des années à courber le dos, à tenter d’amadouer un père absent, à essuyer les regards de ses camarades certains de sa culpabilité face à la mort de sa meilleure amie, Lise, mais surtout poussée dans ces derniers retranchements par une voix dont elle ignore l’origine, décide de mettre fin à ses jours.
Henri de Maltombes qui a juré à ses parents des siècles plus tôt de toujours veiller sur leur fille, et ce même à travers ses réincarnations, la sauve d’une mort certaine et s’enfuit sans demander son reste.
Son père, face à son acte, retrouve son rôle premier et l’emmène au grand air retrouver un peu de gaieté. Mais c’est sans compter sur les horribles cauchemars qui l’assaillent sans cesse, cette voix qui l’incrimine de tous les maux et enfin ces stigmates présents dans son dos « tu m’appartiens, à jamais ». Et si les rêves qu’elle faisait étaient liés d’une façon ou d’une autre à son passé ? Qui est cette femme qu’elle voit partout et qui lui ressemble trait pour trait ? Et enfin, qui est le mystérieux propriétaire du château qui fait face à sa demeure, et dont elle devine la présence continuelle derrière son dos ?

Mon avis

Le roman commence plutôt bien avec une fille perdue, seule, désespérée et cette voix persistante qui fait monter peu à peu la tension de ce moment terrible : son suicide. Finalement ce sont les moments où Cornélia est la plus perdue et martyrisée que j’ai le plus appréciés, non pas que je sois une méchante lectrice qui prend plaisir à voir ses héros torturés, loin de là, mais tout simplement parce que c’est dans ces moments-ci que j’ai retrouvé une Cornélia vraie. Face à ses démons, ses cauchemars et ses visions on ne peut qu’être aussi désemparée qu’elle. On frissonne. On angoisse. Bref, j’ai adoré. Les scènes de tortures mentales et physiques étaient véritablement bien orchestrées et pensées et convenaient on ne peut plus parfaitement aux multiples thèmes du Pumpkin Automn Challenge, bien que pour le coup, je l’aurais presque mis dans la première catégorie pour son côté vraiment horrifique et macabre.

Vraie dans les moments d’horreur, fausse dans les moments normaux : késako ?
J’ai 19 ans, je suis aussi passée par des moments difficiles dont notamment le suicide d’une de mes amies et l’accident de mon meilleur ami, et je ne me souviens pas m’être transformée en enfant-ado, moitié capricieuse moitié…moitié chiante en fait. En clair j’aurais voulu me retrouver davantage dans ce personnage dès le départ. Et je peux vous dire que les nombreux dialogues sans queue ni tête qu’elle a avec Henri n’arrangent pas les choses entre elle et moi (bien que ça s’arrange, ouf !, au fil du récit) puisqu’elle lui parle comme s’il lui devait quelque chose, hurlant à qui mieux-mieux, posant des dizaines de questions sans forcément toujours faire attention aux réponses, comprend que c’est un vampire, préfère l’oublier, sort avec lui (ben oui je n’ai encore jamais croisé un seul livre avec un humain et un vampire sans qu’ils finissent ensemble…) pour finir par lui dire : ah bah nan tu as bu du sang humain, moi je peux pas, salut. 700 pages.

Heureusement le roman est sauvé par deux choses : un scénario qui est plutôt bien ficelé et original, même si je n’ai pas encore compris pourquoi le grand méchant de l’histoire voulait juste la torturer… je veux dire il pourrait la vouloir pour sa puissance mais non c’est juste pour la torturer, y a baleine sous gravillons les amis ! On saute d’une époque à l’autre (du 18e au 21e) avec aisance à travers les rêves de la jeune fille et on comprend peu à peu les liens qui les lient, elle et Henri, sans tomber immédiatement dans quelque chose de mièvre. Au contraire elle résiste à ses sentiments pendant un long moment !
Sauvé aussi (le roman) parce qu’il ne cherche pas à nous faire croire que les vampires sont tout gentil tout mignon. Même son cher et tendre s’avère parfois être un vrai malotru (oui m’sieur dame un malotru). Et chaque fois qu’elle croisera des vampires, aussi bien dans ses cauchemars, ses réminiscences que dans la réalité, ça se finira bien souvent en bain de sang.

Mais bon, que voulez-vous que je vous dise ? Moi aussi j’ai été conquise par ce petit couple incertain, par la fluidité de l’écriture de Georgia Caldera, par la magie et l’horreur de cette histoire remarquable, et je lirais sans aucun doute le second tome, et même le troisième !

Le mot de la fin

Les larmes rouges est un roman qui vous crochète le coeur sans même vous prévenir. Si le personnage de Cornélia m’a très agacée au départ j’ai changé de regard quand celle-ci a commencé à affronter des épreuves inimaginables et dont elle est ressortie avec courage et détermination. L’histoire d’amour est bien menée, classique mais sans être trop rapide et le scénario mis en place avec brio. Enfin, les scènes aussi horribles qu’insoutenables qui ponctuent le roman, en font un livre haletant dont on ne sait pas si on referme la dernière page avec soulagement ou déception.

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