Les animaux fantastiques : un film uchronique et enchanteur pour petits et grands

Les animaux fantastiques (ou Fantastic Beasts and where to find them) est un film tiré de l’univers de Harry Potter notre cher sorcier aux lunettes rondes.
Distribué par Warner Bros et réalisé par David Yates, le film figure au Box Office International et a enregistré pour sa première semaine d’exploitation dans les salles françaises, 1 420 401 entrées ce qui le place en 4e position des meilleurs démarrages de l’année 2016, après DeadPool, Zootopie et Les Tuche 2. Bien en deçà cependant des sorties d’HP qui enregistraient chacunes plus de 2 millions d’entrées. Essoufflement de la saga ? Ou nouveaux publics ?

Résumé

L’histoire commence en 1926, à New York, alors que le début du 20e siècle est troublé par Gellert Grindelwald, un sorcier revendiquant sa liberté d’exister, et que la ville subit d’étranges attaques. Les moldus, ou non-mages comme il y sera plusieurs fois fait allusion dans le film, sont terrorisés et se tournent vers des groupes extrémistes.
C’est en ces temps difficiles qu’arrive Norbert Dragonneau, incarné par Eddie Redmayne, sorcier pacifiste et amoureux des animaux fantastiques. Ces derniers sont abattus et exterminés car jugés trop dangereux pour l’humanité et par là même pour l’existence secrète des sorciers.
Malheureusement, sa valise ne semble pas se fermer correctement, et c’est un euphémisme ! Des créatures s’échappent à travers la ville et sèment un peu plus la zizanie. Norbert se lance alors à leur poursuite entraînant un non-mage avec lui : Jacob Kowlaski (Dan Fogler) légèrement simplet et terriblement naïf. Porpentina Goldstein dite Tina, jouée par Katherine Waterston, l’arrête alors pour possession de créatures fantastiques et violation de leur code. Dans le feu de l’action, Norbert échange sa valise avec Jacob et c’est le début des ennuis.

Mon avis

Si l’histoire se déroule dans l’univers d’Harry Potter, il n’en est nullement fait mention ; de quoi satisfaire ceux n’ayant pas encore regardé HP ou n’ayant pas forcément aimé. J’ai particulièrement affectionné l’attitude pacifiste et humaniste de Norbert magnifiquement interprété. Entre timidité et témérité, notre héros sait se préserver et sortir des mauvais pas tout en gardant un manteau de mystère derrière ses beaux yeux. On ne peut que saluer la prestation d’Eddie Redmayne que j’ai enfin pu apprécier à sa juste valeur.

independent.co.uk

Si certains pourraient le trouver froid, n’oubliez pas que nous sommes en plein New York des années 20, et qu’il vient tout droit d’Angleterre où les Anglais sont légèrement guindés. Observez bien ses yeux et ses lèvres, cet acteur sait remarquablement bien jouer de son charme et de ses particularités ! Je n’avais pas su trop les comprendre dans Jupiter où le personnage ne collait pas vraiment à l’acteur mais là ce n’est vraiment pas le cas.

De même, Dan Fogler, dans son rôle de gourmet bon enfant se révèle drôle et attachant. C’est lui, aussi, qui se retrouvera souvent dans les situations les plus comiques et qui fera rire les enfants.

Par contre, sa relation fleur-bleue avec Queenie Goldstein (jouée par Alison Sudol) était on ne peut plus décevante. Le personnage de la jeune femme, fantasque et un peu cruche (il faut le dire) la dessert complètement et lui donne que très peu de profondeur. Leur relation, basée sur un échange sur les pâtisseries, ne paraît que plus ennuyante et leur séparation trop longue m’a fait lever les yeux au ciel.

Ce serait peut-être explicable si, par exemple, Dragonneau expliquait que cela ne posait aucun problème en Angleterre, ou, qu’il n’en avait pas l’habitude pour des raisons de mœurs et coutumes différentes, mais il n’en est rien et nous restons un peu bouche bée devant ce manque flagrant de cohérence.

ATTENTION, CE PASSAGE POURRAIT EN SPOILER QUELQUES UNS, PASSEZ DIRECTEMENT AU PARAGRAPHE SUIVANT !!!!
SPOIL : Petite déception concernant l’obscurus ! La créature la plus dangereuse et explosive dans le monde magique. Si Jenn Murray joue parfaitement bien Chasteté et que J.K Rowling arrive à nous tromper pendant un long moment sur la réelle identité de l’obscurus, je suis extrêmement désappointée devant sa mort. On la survole à peine ! Ce qui rend peu crédible le caractère humaniste de Dragonneau et sa soi-disant morale.

> Repassons au cours normal de cette chronique. Je ne ferai pas l’analyse de la mise en scène et encore moins des effets spéciaux de David Yates puisque je connais très peu sa filmographie et que je ne suis en aucun cas une experte. Je ne me permettrai donc pas de juger. Par contre si certains veulent apporter leur critique, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Je terminerai donc cette critique par une note positive : les 2h10 de film passent complètement inaperçues. Notre attention est retenue du début à la fin entre les animaux fantastiques et les rebondissements très bien rythmés. Si le scénario est on ne peut plus prévisible, vous saurez apprécier le côté touchant ou comique de certaines scènes.

Pour conclure

Les animaux fantastiques se faufile à merveille dans l’univers d’Harry Potter tout en présentant un nouveau héros. Je regrette cependant les quelques erreurs scénaristiques et le personnage de Queenie beaucoup trop idiote à mon goût.

discutonsunpeu

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