Un amour d’été, un film documentaire poétique

Passionné par l’amour et la nuit Jean François Lesage nous offre un documentaire de création riche en musique, en discussions au coin du feu et crée une poésie atmosphérique. Sur le Mont Royal pas question d’avoir peur du noir ou de sentir la nuit comme une menace, un seul mot d’ordre : une liberté harmonieuse.

Alpagués par les quelques vers de Jonathan Lamy, transportés par les premières notes de Gold Zebra, nous plongeons avec délice dans cette chaleur estivale où fleurissent les amours éphémères. Comme des ombres chinoises, les corps se meuvent, dansent et respirent. Et comme sortis de nulle part, les voix chuchotent, les rires éclatent et des sourires se distinguent dans le noir.

La lumière diffuse se propage sur le Mont Royal projetant les lueurs d’une aurore boréale imaginaire. On parle de rêves, d’histoires à dormir debout, on se lance des frisbees lumineux… c’est autant d’images, de sons qui nous frappent et nous font fermer les yeux de délice.

Le noir invite le monde à murmurer, penser philosophie et amour, à faire des vœux aux étoiles filantes… mais aussi à boire et à fumer, à se sentir bien, à en profiter, carpe diem.

Ce documentaire est une invitation au partage, une bulle de curiosités et de tendresse, d’écoute silencieuse aussi, un regard subjectif et muet sur les images qui défilent sous nos yeux.

La surprise ! Une petite info que j’ai glanée lors de l’interview réalisée pour le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon que vous pouvez retrouver sur mon blog.

Là où Jean-François Lesage eut le goût de tourner…

« J’ai vécu six ans en Chine, là bas j’ai rencontré des artistes chinois et des gens qui font du documentaire. Ils sont dans une société où tout le monde va dans un sens et où eux se retrouvent à aller à contre courant ; ils font un film avec très peu de budget, ils sont très déterminés, ils empruntent l’argent à leurs amis, une caméra… À l’époque où j’étais là je trouvais que ces gens là avaient une espèce de fièvre, d’envie de faire des choses, c’était vraiment très très inspirant. Et puis j’aimais aussi les films qu’ils m’ont montré.

Moi j’étais plus intéressé par le journalisme, j’étais allé en Chine avec un projet de coopération internationale avec le goût, un jour, d’être peut-être correspondant à l’étranger.. Et puis je me souviens d’une soirée où j’étais dans un bar, j’avais regardé des reportages toute la journée sur la chaîne reporter avec qui j’essayais de devenir son assistant, donc il m’avait montré tous ses reportages sur le Tibet, sur toutes sortes de questions en Chine. Et ce soir là je suis allé dans un bar, et puis j’ai vu une jeune fille qui riait d’un fou rire et puis qui se roulait sur le plancher pendant de longues minutes. Je crois que ça a duré 12 minutes. Et puis je regardais cette scène là et puis je me disais comment je pourrais mettre ça dans un reportage de journaliste…Impossible. Mais c’est ça que je veux filmer moi. Alors voilà ça a été le point de départ d’une réflexion. Après ça j’ai fait un premier film en Chine qui s’appelle Une nuit en Chine, où j’ai interviewé des Chinois sur leurs histoires d’amour, la nuit aussi. »

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