Les Royaumes du Nord, coup de coeur de jeunesse et encore aujourd’hui !

À la croisée des Mondes est une trilogie écrite par Philip Pullman parue aux éditions Gallimard Jeunesse pour la première fois en 1995. Je l’ai lue quand j’avais 12 ans, sous la forme d’un intégrale de 1024 pages (un sacré volume !).
Il a connu une adaptation sur grand écran du premier tome mais qui n’a pas beaucoup fonctionné même si je le trouvais plutôt bien, pour ma part. L’idée d’une adaptation en série télévisée a été lancée par la BBC il y a peu, ce qui m’a donné envie de me replonger dedans. Il a bien pris la poussière et sent l’odeur des vieux livres ! Afin de ne pas délivrer toute l’intrigue à ceux qui ne l’aurait pas lue, je vais tout simplement faire une chronique par tome.

Bienvenue dans les Royaumes du Nord… Allez-y expirez, vous voyez la vapeur d’eau se former devant vous ?

Résumé

Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan College, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière, que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord, est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises…
Jetée au coeur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter…

Mon avis

Lyra, orpheline, a grandi à l’intérieur du très réputé Jordan College. Son éducation, faite par les quelques érudits assez courageux pour lui faire cours, laisse à désirer et elle préfère de loin courir sur les toits, se bagarrer dans les rues d’Oxford ou encore… se retrouver dans des endroits où elle ne devrait pas être. Et finalement l’histoire commence comme cela, elle est au mauvais endroit au mauvais moment. Alors qu’elle se cachait dans le grand salon la voilà à observer son oncle montrer sa grande découverte aux érudits : la Poussière. Cette dernière, faite de minuscules particules, enveloppe l’homme et son daemon et s’envole vers le ciel. Qu’est-elle ? Que fait-elle ? Aucune idée. Mais c’est bien la Poussière la cause de cet immense conflit, de cette grande pagaille, dans lesquels se retrouve projetée Lyra Belacqua. Elle découvre dans le même temps que son ami des cuisines, Roger, s’est fait enlevé par les Enfourneurs, ces personnes dont on ne connaît pas le but mais qui enlève des enfants et leur daemon pour les emmener dans le Nord.

Faisons une petite aparté ici : les daemons (prononcé démons) sont des extensions de l’âme humaine, une partie de l’être. Ils prennent la forme d’animaux qui peuvent changer de race autant de fois qu’ils le veulent jusqu’à ce que leur humain ait atteint l’âge adulte, là, ils se stabilisent. C’est ainsi que Pantalaimon, le daemon de Lyra, change plusieurs fois de forme selon l’humeur de sa petite humaine ou selon les conditions environnantes. Alors que celui de Mme Coulter, cette femme aux multiples facettes que l’on aperçoit tout le long de la trilogie, possède un singe doré qui ne peut changer.

Revenons à nos moutons. Lyra se trouve autant d’alliés improbables que d’ennemis pour rejoindre Bolvangar, l’endroit où semble être enfermés tous les enfants et où un secret terrible l’y attend. Déterminée à secourir son ami elle n’hésite pas à défier gitans, ours en armure et sorcière pour parvenir à ses fins, aidée d’un mystérieux objet : l’aléthiomètre. Cette petite boussole, couverte de symboles, indéchiffrable à la plupart des gens, lui livre tous ses secrets et lui permet de trouver la vérité.

La voilà donc embarquée dans le grand nord, risquant le tout pour le tout pour sauver son ami Roger et découvrir sa destinée.

Le gros point positif de cette trilogie c’est bien son univers ! Les descriptions sont assez longues pour faire fonctionner notre imaginaire avec des éléments réels, très concrets, dont on peut se faire une idée facilement : Oxford, des Érudits en toge, des dirigeables, des gitans… Mine de rien ce sont autant de personnages et de lieux dont on a plus ou moins connaissance qui permettent de vraiment ancrer un personnage dans une réalité palpable ; ce qui est un point important pour la jeunesse !
Son autre gros plus : son héroïne. A la fois mature, et enfantine, naïve et adulte, crédule et rusée, elle vous fait à la fois rire et pleurer. Attachante, elle n’a pas la langue dans sa poche, et la maîtrise de son petit objet lui permet de déjouer ses adversaires. Et c’est comme cela, petite mais intelligente qu’elle se dressera devant le terrifiant roi des ours ! -entre autre-

Le mot de la fin

Du fantastique, du steampunk et un peu de monde parallèle mais chut, je ne vous en dis pas plus !

« — Alors, tu es contente ? On peut s’en aller maintenant ? murmura t-il.
— Ne dis pas de bêtises ! J’ai envie d’en profiter ! »

Chronique du tome 2
Chronique finale

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